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La diversité des habitats marins côtiers du Canada

Mare résiduelle

Mare résiduelle (Bayscholar, Pixabay)

Mare résiduelle

Mare résiduelle (Bayscholar, Pixabay)

Lisibilité
7,4

Quels sont les liens avec mon programme d'études?

Découvre les plantes et les animaux des habitats marins côtiers du Canada, ainsi que ce que tu peux faire pour les protéger.

Les habitats marins sont des habitats qui se situent le long des côtes des continents de la planète.

Le saviez-vous?

Dans le monde entier, il y a plus de 350 000 kilomètres de côtes. Plus de la moitié (202 080 km) se retrouve au Canada!

Map of Canada’s marine bioregions
Carte des biorégions marines du Canada (Source : Pêches et Océans Canada).
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Une carte du Canada avec les biorégions marines indiquées par différentes couleurs le long des côtes. La côte est du Canada est composée de la plate-forme Néo-Écossaise et des plates-formes de Terre-Neuve et du Labrador ainsi que de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent qui entrent dans les terres. La zone intérieure contient les biorégions du complexe de la baie d’Hudson et des Grands Lacs. La côte nord du Canada est composée des biorégions de l’Arctique de l’Est, de l’Arctique de l’Ouest, de l’archipel Arctique et du bassin Arctique. La côte ouest est composée des régions de la plate-forme Nord, du détroit de Georgia, de la plate-forme Sud et de la zone extracôtière du Pacifique.

Les habitats marins côtiers sont parmi les habitats les plus dynamiques sur la Terre. Ils sont constamment en changement à cause des vagues, des marées et du ruissellement de surface provenant des terres. En raison de leur connexion étroite avec les terres, il s’agit aussi d’habitats très sensibles qui peuvent facilement être affectés par les humains.

Il y a plusieurs types différents d’habitats marins côtiers dans le monde. Dans ce document d’information, nous étudierons les types les plus courants dans le monde. Nous verrons où ils se trouvent, quelles plantes et quels animaux y vivent ainsi que les impacts qu’ont les changements climatiques.

Zones intertidales

Commençons avec celui qui est le plus difficile à classifier parce qu’il s’agit autant d’un habitat aquatique que d’un habitat terrestre. Les zones intertidales sont des habitats qui se situent juste sous la surface de l’océan à marée haute et au-dessus de la surface de l’océan à marée basse. Pour cette raison, les animaux qui y vivent sont amphibies. Ce qui veut dire qu’ils peuvent vivre sur terre et dans l’eau. Dans les zones intertidales rocheuses, des mares résiduelles peuvent aussi se former. Celles-ci offrent des bassins temporaires pour les animaux marins comme les étoiles de mer, les anémones et les oursins.

Étoiles de mer, anémones de mer et moules dans une mare résiduelle
Étoiles de mer, anémones de mer et moules dans une mare résiduelle (Source : Parlons sciences utilise une image par andipantz via iStockphoto).
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Une photographie couleur d’une mare résiduelle. Parmi les roches beiges pâle se trouvent plusieurs types d’animaux invertébrés, y compris des anémones vert pâle étirant leurs tentacules, des moules bleu foncé et des étoiles de mer bosselées rouges et orange.

Les changements de température dans l’océan dans son ensemble prennent du temps. Mais dans les zones intertidales, les températures peuvent changer assez rapidement. Voilà pourquoi être capable de s’adapter à diverses températures est important pour les animaux vivant dans la zone intertidale. C’est tout particulièrement important dans les climats tropicaux chauds. Les scientifiques ont découvert que les escargots intertidaux peuvent s'éteindre complètement lorsque l'eau dans laquelle ils vivent devient trop chaude.

Les crabes, les patelles, les chitons et les pouces-pieds sont des animaux intertidaux communs. Tous ces animaux ont un exosquelette. Cette coquille externe les aident à ne pas s’assécher durant la marée basse. Les crabes, comme les autres crustacés vivant dans les zones intertidales, peuvent bouger. Cela leur permet de trouver de la nourriture, d’échapper les prédateurs et d’éviter les vagues qui viennent se briser sur le littoral.

De gauche à droite : un groupe de patelles, une paire de pouces-pieds et un chiton
De gauche à droite : un groupe de patelles, une paire de pouces-pieds et un chiton (Source : AtWaG via iStockphoto, Gerald Corsi via iStockphoto et iStockphoto).
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Trois images d’animaux que l’on retrouve dans les zones intertidales – des patelles, des pouces-pieds et un chiton. L’image à gauche montre un groupe de patelles. Les patelles sont des petites coquilles collées à une roche. Leur coquille est dans les tons de brun et beige avec une touche de rouge. Elle est rayée avec des cercles concentriques de différentes couleurs. L’image du milieu montre une paire de pouces-pieds attachés à une roche. Les pouces-pieds sont beiges et de forme conique avec une ouverture sur le dessus. De nombreux petits crampons ressemblant à des doigts s’accrochent à la roche au bas du pouce-pied. L’image de droite montre un chiton accroché à une roche. Le chiton est brun foncé, cylindrique et visqueux. Il y a environ huit petits cercles beiges qui forment une ligne sur sa surface.

Patelles 

Les patelles peuvent avoir l’air d’être des organismes qui ne peuvent pas bouger, mais elles le peuvent. Mais très lentement! Comme les autres gastropodes, les patelles broutent les algues qui poussent sur les roches et autres surfaces. Comme les escargots, elles s’agrippent aux surfaces par succion à l’aide d’un « pied » en muscle très fort.

Pouces-pieds

Les pouces-pieds sont des animaux sessiles. Cela signifie qu’ils ne se déplacent pas. Tout d’abord, ils s’attachent à une surface, comme une roche ou un quai. Ensuite, ils restent au même endroit pour le reste de leur vie! Les pouces-pieds se « ferment » à marée basse et s’ouvrent à marée haute.

Les pouces-pieds mangent en laissant entrer de l’eau et en filtrant le phytoplancton et le zooplancton. Dans la zone intertidale, ils vivent en colonie sur des rochers. Mais ils peuvent aussi vivre dans des endroits rares et isolés.

[Vidéo] Barnacle Feeding (2014) par Shedd Aquarium (51s)
Barnacles on the skin of a Humpback whale
Pouces-pieds sur la peau d’une baleine à bosse (Source : Gerald Corsi via iStockphoto).
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Image de pouces-pieds sur la peau d’une baleine à bosse. La tête de la baleine est visible sortant à la surface de l’eau. La tête de la baleine est noire et lustrée avec une douzaine de bosses. Environ dix pouces-pieds sont accrochés à la tête de la baleine. Les pouces-pieds sont circulaires avec un anneau blanc autour d’un centre rouge. Il y a aussi des cicatrices sur la baleine où des pouces-pieds étaient attachés auparavant. Celles-ci sont bleu pâle avec des cercles concentriques blancs.

Tu as peut-être déjà vu des photos de bosses sur des baleines. Ce sont probablement les pouces-pieds! On pense que les baleines font des brèches pour se débarrasser de ces passagers indésirables. Les scientifiques étudient même comment l’adhésif super collant des pouces-pieds pourrait être utilisé lors de chirurgies sur des humains!

Chitons

Il y a plus de 900 espèces de chitons à travers le monde. Ils vivent tous dans la zone intertidale. Les chitons ont une coquille segmentée et un pied, comme un escargot. Contrairement aux patelles et aux escargots, certains chitons sont herbivores et certains sont carnivores.

Plages sablonneuses

Les zones intertidales comprennent aussi des plages sablonneuses. De nombreux animaux s’y enfouissent et vivent dans le sable. Tu peux parfois trouver ces animaux en cherchant des trous d’aération. Il s’agit de petits trous dans le sable. Les trous d’aération peuvent mener à des animaux tels que des clypéasters (ou dollars des sables)des emeritas (ou crabes taupes) ou des palourdes, comme celle dans la vidéo à droite.

[Vidéo] Clam Digs into Sand (2017) par DailyPicksandFlicks (55s)

Les vasières sont un autre type de zone intertidale. Elles ressemblent aux plages sablonneuses, à la différence qu’elles ont un sol boueux riche en nutriments. Cela en fait l’endroit idéal pour de nombreuses espèces.

Finalement, les habitats intertidaux accueillent souvent aussi quelques animaux plus aventureux qui sont marins ou terrestres, comme cette pieuvre chassant (en anglais) dans une mare résiduelle!

Maintenant, plongeons-nous dans les habitats complètement aquatiques.

Habitats sous-marins rocheux et sablonneux

Les habitats côtiers sous-marins peu profonds sont très semblables à la zone intertidale. Les animaux ont besoin d’être capables de résister aux vagues et aux marées. Toutefois, ils n’ont pas besoin d’être capables de survivre à des périodes sèches. Dans les zones sablonneuses sous-marines, tu trouveras toute une variété d’animaux fouisseurs. Tu trouveras aussi leurs prédateurs, tels que les étoiles de mer. Les zones rocheuses offrent une grande variété d’endroits où se cacher. C’est idéal pour les jeunes poissons et les animaux sessiles qui ont besoin de se cacher de leurs prédateurs.

Un estuaire est un endroit où l’eau douce rencontre l’eau salée. Il existe un gradient de salinité lorsque l'on passe d'un type d'eau à un autre. On y retrouve des espèces d’eau douce tout comme des espèces d’eau salée.

Dans les estuaires canadiens, il y a une forte variation saisonnière des types d’animaux qu’on peut y observer. C’est particulièrement vrai au printemps. C’est à ce moment-là que l’eau douce provenant de la fonte des neiges et de la glace s'écoule en grande quantité dans l'océan.

Aerial view of an estuary
Vue aérienne d’un estuaire (Source : Kemter via iStockphoto).
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Une vue aérienne d’un estuaire. Une rivière se vide dans une masse d’eau plus grande. Le canal de la rivière est visible au loin. Des îles vertes et d’étroites péninsules sont visibles là où la rivière rencontre la masse d’eau plus grande. L’eau est bleu clair. Des sédiments brun pâle sont visibles dans l’eau à plusieurs endroits, tout particulièrement près des terres.

 

Pour les espèces qui peuvent tolérer des variations dans le taux de sel, les estuaires offrent une abondance de nourriture et peuvent être considérés comme l’habitat aquatique le plus productif. C’est à cause des grands taux de nutriments provenant du ruissellement de surface. Cependant, le ruissellement de surface rend aussi ces habitats sujets à la pollution provenant des terres.

De nombreuses espèces marines tirent aussi avantage de cet habitat en l’utilisant comme pouponnière. Les jeunes poissons et autres animaux ont souvent de la difficulté à survivre en pleine mer. Les estuaires leur offrent un endroit plus sûr pour se développer jusqu’à l’âge adulte.

Certaines populations de bélugas ont fait des estuaires leur habitation. Cela inclut ceux qui se trouvaient dans le fleuve Saint-Laurent et la baie d’Hudson. Les bélugas se nourrissent des nombreux poissons qui vivent dans les estuaires. Malheureusement, la population du fleuve Saint-Laurent a presque disparu à cause de la chasse à la baleine. Même après une interdiction de la chasse à la baleine commerciale, la population de bélugas a de la difficulté à ce repeupler. C’est en grande partie en raison de la pollution et de la circulation maritime.

Protecting Manitoba's Beluga Estuaries (2014) by Pew (4:56 min.).
(en anglais avec sous-titres) 
Pour accéder aux sous-titres français, utilisez votre souris pour cliquer sur paramètres et
cliquez sur sous-titres pour choisir le français.

Les estuaires sont classés en fonction de la manière dont ils sont formés et de la manière dont les eaux se mélangent. Par exemple, un fjord est un type d’estuaire formé par des glaciers. Dans un fjord, l’eau douce a tendance à flotter au-dessus de l’eau salée, qui a une densité plus élevée. Dans certains fjords, l’érosion des glaciers a créé de magnifiques canyons qui mènent jusqu’à l’océan.

View from a tour boat at the fjords of the Western brook pond in Gros Morne National Park, Newfoundland and Labrador
Vue à partir d’un bateau d’excursion dans les fjords de l’étang Western Brook dans le parc national du Gros-Morne, à Terre-Neuve-et-Labrador (Source : FedevPhoto via iStockphoto).
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Vue à partir d’un bateau d’excursion dans les fjords de l’étang Western Brook dans le parc national du Gros-Morne, à Terre-Neuve-et-Labrador. Une grande masse d’eau est entourée de hautes falaises des deux côtés. Les falaises sont principalement faites de roche brun pâle avec quelques arbres verts et un peu de végétation. Le ciel est bleu avec des spirales de nuages mauves.

 

Marais salés

Les marais salés naturels sont un autre type d’habitat intertidal.

Les marais salés se trouvent entre des terres et des estuaires, ou entre des terres et des masses d’eau salée.

À marée haute, l’habitat est inondé. À marée basse, l’habitat se vide de ses eaux.

On trouve des marais salés partout dans le monde, sauf dans les endroits où la glace ne permet pas aux plantes de bien pousser.

Marais salés

Animation d’un marais salé à la montée de la marée (Source : Image du domaine public par National Oceanic and Atmospheric Administration via Wikimedia Commons).

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Une animation d’un marais salé au moment où la marée monte, de deux perspectives différentes. Les deux montrent comment la marée montante influence les diverses zones d’un marais salé. Quand l’eau monte, se sont d’abord les bassins et les vasières qui se remplissent. Ceux-ci ont une apparence texturée brune. L’eau monte ensuite jusqu’au bas-marais qui se compose de zones marécageuses où de la végétation pousse sur une couche de tourbe. L’eau atteint finalement le haut-marais. Elle s’arrête juste avant d’inonder les arbres qui sont dans la zone sèche, sur une levée.

Pour vivre dans les marais salés, les plantes doivent pouvoir tolérer de hauts niveaux de sel. Les plantes capables de ce phénomène sont connues comme des halophytes. Le mot « halophyte » vient des anciens mots grecs Halo, qui signifie « sel », et phyto, qui signifie « plantes ». La plupart des plantes normales mourraient dans ces conditions, mais les halophytes ont certaines adaptations spéciales. Certaines halophytes ont trouvé des manières d’empêcher leurs racines d’absorber les sels. D’autres peuvent excréter le sel par leurs feuilles. D’autres ont des glandes à sel spéciales pour excréter le sel.

Les halophytes sont essentielles pour stabiliser les terres et les protéger contre l’érosion. Les marais salés protègent aussi les terres en réduisant l’impact des tempêtes. Les marais salés peuvent aussi ralentir les vagues avant qu’elles atteignent les terres. Cette habileté qu’on les marais salés à faire ces choses a bien été étudiée pendant les dernières années, tout particulièrement à cause des changements climatiques. Réalisant leur importance, certains pays construisent même des marais salés artificiels pour réduire l’impact de la hausse du niveau de la mer.

Salt marsh
Marais salé (Source : Emphyrio via Pixabay).
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Une photographie couleur d’une vue aérienne d’un marais salé. En premier plan de l’image se trouvent de larges touffes d’herbes jaune vert entourées d’eau sombre qui reflète le bleu du ciel. En arrière-plan, une petite colline s’élève au-dessus du marais salé. La colline est recouverte d’herbes et d’arbres vert foncé. Une plage étroite de sable beige se situe entre la colline et le marais.

 

Les marais salés agissent aussi en tant que filtres biologiques. Ils empêchent certains contaminants d’atteindre l’océan. Par exemple, ils peuvent prévenir l’eutrophisation côtière causée par l’azote dans le ruissellement de surface. Comme pour les marais d’eau douce, la valeur écologique des marais salés a longtemps été mal comprise. Mais maintenant, les scientifiques comprennent mieux leur rôle, ce qui a fait que de nombreux endroits sont maintenant protégés.

Herbiers marins

Les herbiers marins sont comme des prairies sur terre, mais ils sont sous l’eau! On trouve ce genre d’habitat partout dans le monde, y compris dans les littoraux Atlantique et Pacifique canadiens.

Seagrass meadow
Herbier marin (Source : Arnaud Abadie via iStockphoto).
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Une photographie couleur d’un herbier marin. La partie au bas de l’image ressemble à un champ d’herbes, mais la partie supérieure de l’image est clairement de l’eau bleu pâle. Des rayons de soleil créent des jeux d’ombre et de lumière sur les herbes.

 

Le saviez-vous?

Les herbes marines, comme la zostère marine, peuvent atteindre jusqu’à 2 mètres de longueur.

Comme pour la plupart des habitats côtiers, les herbiers marins sont des pouponnières pour de nombreuses espèces. Il est important de protéger ces habitats dans les eaux canadiennes, cela signifie aussi aider les pêcheries. Par exemple, les jeunes morues sont connues pour vivre dans cet habitat.

Juvenile Yellow Perch in a seagrass meadow
Jeunes perchaudes dans un herbier marin (Source : RLSPHOTO via iStockphoto).
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Une photographie couleur d’un herbier marin. La partie au bas de l’image ressemble à un champ d’herbes, mais la partie supérieure de l’image est clairement de l’eau bleu pâle. Un gros banc de poissons rayés argent et noir nage vers la gauche.

 

Quand les populations de morues de l’Atlantique se sont effondrées en 1993, plus de 35 000 travailleurs et travailleuses ont perdu leur emploi et leur mode de vie dans les maritimes canadiennes. Ce déclin dramatique a poussé davantage de scientifiques à étudier l’effet des pêcheries sur les écosystèmes marins. Le résultat … les gens ont commencé à mieux comprendre le cycle de vie des poissons et leurs besoins. Pour la morue, cela inclut la protection des herbiers marins. Cela a mené à une révision d’autres méthodes de pêche, comme le chalutage de fond qui détruit les herbiers marins.

Forêts de varech

Le varech est un groupe d’algues qui pousse le mieux dans des eaux froides et riches en nutriments. Dans des conditions idéales, il peut pousser de jusqu’à 18 pouces (45 cm) par jour! Cela crée un habitat parfait pour abriter toutes sortes de poissons. C’est aussi un terrain de chasse idéal pour de nombreux mammifères marins.

Giant kelp
Varech géant (Source : Image du domaine public par Claire Fackler, CINMS, NOAA via Wikimedia Commons).
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Une photographie couleur de varech géant dans l’océan. Une longue tige verte s’étire vers le haut dans des eaux turquoise. La tige est couverte de longues feuilles qui pointent vers la droite, comme des drapeaux flottant au vent. D’autres tiges de varech sont visibles en arrière-plan.

 

Le varech est aussi la nourriture préférée de nombreux brouteurs, comme les oursins verts. Dans un écosystème équilibré, les animaux comme les loutres de mer et les phoques contrôlent la population d’oursins verts en les mangeant. Toutefois, dans certaines régions, comme la côte du Nord-Ouest de la Colombie-Britannique, les forêts de varech ont été détruites par de grandes populations d’oursins verts.

La raison que les scientifiques ont trouvée pour expliquer ce qui s’est produit illustre bien la complexité des écosystèmes. Il y a plusieurs décennies, lorsque la chasse à la baleine était encore légale, les populations de baleines étaient sur le déclin. Cela a forcé les orques à trouver d’autres proies, comme les phoquesles lions de mer et même les loutres de mer. Par conséquent, les oursins verts avaient moins de prédateurs, ce qui leur permettait de manger et de se reproduire autant qu’ils le voulaient!

Sea urchin on a kelp
Oursin vert sur du varech (Source : spiderment via iStockphoto).
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Une photographie couleur d’un oursin vert sur un plant de varech. L’eau est turquoise dans cette scène sous-marine. Les étroites feuilles brun jaune du varech s’étirent en haut, dans le centre et à droite de l’image. Un oursin vert est accroché au varech au milieu de l’image. Il est circulaire, brun foncé et est couvert de nombreux piquants clairs. En bas, à gauche de l’image, se trouvent des roches grises sur lesquelles sont collées une variété d’algues colorées.

 

Les oursins verts ne sont pas les seuls animaux qui mangent du varech. Les humains aussi récoltent le varech à des fins commerciales. C’est utilisé dans la nourriture pour les animaux et pour extraire l’algine qui est utilisé dans les aliments et les produits cosmétiques.

Les gens commencent maintenant à réaliser l’importance des forêts de varech pour la réduction des effets des changements climatiques. C’est parce que les forêts de varech sont d’excellents puits de carbone, ce qui signifie qu’elles capturent plus de carbone qu’elles n’en créent. Cependant, cela n’est pas seulement vrai pour les forêts de varech. Les prairies d’herbiers marins et les marais salés sont aussi d’importants puits de carbone.

Le saviez-vous?

Le carbone bleu est le terme utilisé pour le carbone capturé par les écosystèmes océaniques et côtiers du monde.

Conservation des habitats côtiers

Ce document d’information n’était qu’une rapide introduction aux plantes et animaux extraordinaires qui vivent dans les habitats marins côtiers. Mais il existe de nombreux autres êtres vivants dont nous n’avons pas parlé. Par exemple, nous n’avons pas mentionné tous les oiseaux de rivage qui dépendent des ressources océaniques.

Nous vous encourageons à en apprendre davantage sur les habitats près de ta communauté - autant qu'ils soient terrestres ou aquatiques. Si tu vis près d’une côte, tu peux aider de plusieurs façons. Tu peux être un citoyen ou une citoyenne scientifique et rapporter des observations d’espèces, comme le capelan des maritimes. Ou tu peux participer à une corvée de nettoyage des rivages.

Les habitats côtiers abritent un nombre immense d’organismes vivants, mais les activités humaines exercent des pressions croissantes sur ces habitats sensibles. Si nous ne les protégeons pas, un jour, ils vont disparaître!

En savoir plus

LE LITTORAL MARITIME DU CANADA face à L’ÉVOLUTION DU CLIMAT
Ce rapport du gouvernement canadien présente des informations sur l'état et les efforts de conservation des habitats côtiers.

Les Estuaires : Un habitat pour la faune et la flore
Cette page de Faune et flore du pays donne des informations sur les caractéristiques des estuaires au Canada.

Revitalisation des laminaires à Gwaii Haanas
Cette vidéo (2min 04s) de Parcs Canada explore la forêt de laminaires à Gwaii Haanas en Colombie Britannique.

Écorégions marines de l’Amérique du Nord
Ce document d’information de la Commission de coopération environnementale explore les écorégions marines de l'Amérique du Nord provenant du Commission de coopération environnementale.

C'est quoi le sable ?
Cette vidéo (1min 45s) de Brut explique de quoi est fait le sable : littéralement de n'importe quoi.

Références

Encounter Edu (n.d.). Learn more: What are marine habitats? Retrieved from https://encounteredu.com/cpd/subject-updates/learn-more-what-are-marine-habitats

Flanders Marine Institute (n.d.). Coastal Wiki. Retrieved from http://www.coastalwiki.org/wiki/Main_Page

Marine Habitats: Coastal (Dec. 6, 2021). Wikipedia. Retrieved from https://en.wikipedia.org/wiki/Marine_habitats#Coastal

MooMooMath and Science (Aug. 15, 2017). What is an estuary? [Video]. YouTube. https://www.youtube.com/watch?v=emVVYG7dSaA

The World Factbook (n.d.) Geography. Retrieved from https://www.cia.gov/the-world-factbook/countries/world/#geography

UN Environment Programme World Conservation Monitoring Centre (2021). Ocean Data Viewer. Retrieved from https://data.unep-wcmc.org/

Zedler, J.B. (2015). Salt Marsh Secrets: Who uncovered them and how? Tijuana River National Estuarine Research Reserve. Imperial Beach, California (http://trnerr.org/SaltMarshSecrets).