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Le biome de la forêt tropicale humide

Parlons sciences
Lisibilité
9.4

Quels sont les liens avec mon programme d'études?

Renseignez-vous sur l’emplacement géographique, la faune, la flore, les impacts humains et la conservation du biome de la forêt tropicale humide.

Les biomes terrestres

Le monde terrestre peut être divisé en secteurs appelés biomes, c’est-à-dire de grandes surfaces de terrain classées selon les plantes et les animaux qu’on y retrouve. Les caractéristiques de chaque biome sont liées à sa température et à la quantité de précipitation reçue. Les plantes et les animaux des biomes sont adaptés à leur environnement particulier.

Un biome est fait de plusieurs écosystèmes. Un écosystème décrit les interactions entre les espèces vivantes et non vivantes dans cet environnement. Alors qu’un biome est la surface géographique dans lequel on retrouve les écosystèmes.

Dans le cadre de ce chapitre, nous avons identifié huit grands biomes terrestres d’après la classification de Whittaker: la forêt tropicale humide, la savane, la prairie, le chaparral, le désert, la forêt tempérée décidue, la forêt boréale ou taïga, et la toundra. Il est intéressant de noter que ce ne sont pas tous les scientifiques qui s’entendent sur le nombre et les types de biomes.

La distribution des grands biomes terrestres

On voit à l'image ci-dessous où sont situés les différents biomes sur la planète. Le Canada en contient quatre : la forêt tempérée décidue, la prairie, la forêt boréale/taïga et la toundra. Un biome se comporte de la même façon, peu importe l’endroit où il se trouve sur Terre. Ainsi, les forêts boréales du Canada ressemblent beaucoup aux forêts boréales de Russie. Les caractéristiques de chaque biome dépendent de son climat, particulièrement de la température et de la quantité de précipitation qu’il reçoit. Dans ce chapitre, nous allons explorer cinq biomes : la forêt tropicale humide, la savane, le désert, la forêt boréale/taïga et la toundra.

Les principaux biomes terrestres
<p>Les principaux biomes terrestres (Parlons sciences adapt&eacute; de: H.J. de Blij and P.O. Miller. 1996. Physical Geography of the Global Environment. John Wiley, New York. Pp. 290.).</p>

La forêt tropicale humide

Lieu

On trouve des forêts tropicales humides dans les zones équatoriales de l’Amérique centrale, de l’Amérique du Sud, de l’Afrique, de l’Asie et de l’Australie.

Description

Le climat des forêts tropicales humides est très chaud. On dit qu’elles sont humides parce que l’air contient une forte proportion de vapeur d’eau et qu’il y pleut souvent. Une forêt tropicale humide typique reçoit entre 1,5 à 4 m de pluie chaque année — cela fait beaucoup d’humidité! Ce climat chaud et toujours humide fait de ce biome un habitat de choix pour les plantes et les animaux, ainsi que le plus biodiversifié (qui contient un grand nombre de différentes espèces d’êtres vivants) sur Terre. On y retrouve plus de la moitié des espèces terrestres vivantes! 

Les plantes et les animaux

Dans les forêts tropicales, les plantes sont toujours en concurrence. Ces forêts sont très denses. Les arbres sont touffus, très rapprochés les uns des autres, et leurs branches et leurs feuilles se chevauchent, créant ce qu’on appelle un couvert forestier. Ce couvert empêche la lumière de se rendre jusqu’au sol — 2 % seulement des rayons du Soleil le traversent! Certaines plantes se sont adaptées à ce faible rayonnement en poussant en hauteur et d’autres, en poussant au-dessus d’autres plantes et en les recouvrant.

Sentier dans le couvert forestier
<p>Sentier dans le couvert forestier à Puerto Viejo de Sarapiqui au Costa Rica (Source : User DirkvdM on en.wikipedia [CC BY] via <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Costa_rica_santa_elena_skywalk.jpg">Wikimedia Commons</a>).</p>

Les animaux de la forêt tropicale humide sont également très diversifiés et la plupart vivent dans les arbres. Là-haut, ils peuvent trouver tout ce dont ils ont besoin. Ce n’est donc pas nécessaire pour eux de descendre sur le sol. Les insectes sont les principales créatures vivantes dans la forêt tropicale humide. Bon nombre d’amphibiens et d’insectes sont toxiques pour leurs prédateurs potentiels parce qu’ils absorbent les toxines (produits chimiques dangereux) des plantes, habituellement en les mangeant. On peut voir qu’une espèce a évolué pour être toxique lorsqu’elle est très colorée. C’est un mécanisme qui permet d’avertir les autres animaux qu’il vaut mieux ne pas les manger. Les dendrobates (grenouilles empoisonnées) sont un bon exemple de cette adaptation.

Dendrobate bleu (Dendrobates tinctorius azureus)
<p>Dendrobate bleu (<em>Dendrobates tinctorius azureus</em>) (Source : I, Wildfeuer [CC BY-SA] via <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:2009-03-29Dendrobates_tinctorius_azureus108.jpg">Wikimedia Commons</a>). </p>

À l’autre extrémité du spectre de couleur, les mammifères comme les grands félins et les singes se camouflent dans leur environnement. Les jaguars, tigres et sangliers se déplacent silencieusement sur le tapis forestier à la recherche de nourriture. Les singes, lémuriens et paresseux utilisent les nombreuses branches pour rester loin des prédateurs et trouver de la nourriture très haut dans les arbres.

L’impact de l’humain et la conservation

Les populations humaines locales qui vivent dans les forêts tropicales récoltent des fruits, du bois et des plantes médicinales. Elles chassent aussi les animaux. La menace la plus grave à laquelle ces forêts font face est la déforestation (l’abattage des arbres). Les humains coupent les arbres pour utiliser le bois et brûlent souvent la terre où les arbres poussaient afin de préparer le sol pour l’agriculture. Le Brésil et l’Indonésie ont perdu plus de 46% de leur forêt pour permettre la production d’huile de palme. On retrouve cette huile dans de nombreux produits, allant du savon aux tablettes de chocolat . Dans plusieurs cas, les dommages au sol rendent difficile la repousse de la forêt et la perte de biodiversité est irréversible.

Plusieurs plantes retrouvées dans la forêt tropicale humide sont utilisées pour fabriquer des médicaments (contre le cancer par exemple), des produits de beauté et de la nourriture. Un exemple de déforestation qui a mis en péril l’existence de plusieurs espèces de plantes et d’animaux est celui de la Malaisie. Des milliers d’acres de forêts ont été coupés pour accommoder les plantations de palmiers dont on utilise l’huile (huile de palme). Une des espèces en péril qui a beaucoup souffert de la déforestation dans cette région est l’orang-outan (qui signifie « homme de la forêt » en malais).

Orang-outan (Pongo pygmaeus) dans la réserve forestière Semenggok en Malaisie
<p>Orang-outan (<em>Pongo pygmaeus</em>) dans la réserve forestière Semenggok en Malaisie (Source : Eleifert [CC BY-SA] via <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Orang_Utan,_Semenggok_Forest_Reserve,_Sarawak,_Borneo,_Malaysia.JPG">Wikimedia Commons</a>).</p>

Des particuliers, des organismes de défense de l’environnement et d’autres intervenants font pression depuis des années sur les gouvernements pour qu’ils protègent les forêts tropicales. Leurs efforts ont été couronnés de succès dans plusieurs endroits, mais la déforestation demeure un problème grave. Un des moyens de prévenir une destruction encore plus grande consiste à développer des méthodes d’agriculture durable dans les régions où les arbres ont déjà été coupés et à encourager l’adoption de ces méthodes afin de freiner la déforestation. On peut enseigner aux fermiers de nouveaux procédés agricoles nécessitant moins de terres et moins d’eau et les encourager à protéger eux-mêmes la forêt. Des projets sont en cours dans de nombreuses régions pour replanter des arbres dans les zones déboisées (où les arbres ont été enlevés).

Il faut également protéger les forêts tropicales afin d’atténuer (rendre moins graves) les changements climatiques, parce qu’elles servent de puits de carbone. Comme nous absorbons de l’oxygène en respirant, les plantes absorbent du dioxyde de carbone et libèrent de l’oxygène lorsqu’elles produisent leur nourriture (par le processus de la photosynthèse). En absorbant le dioxyde de carbone contenu dans notre atmosphère, les forêts tropicales humides permettent de ralentir les changements climatiques.

 

 

Références

Earth Observatory. (n.d.). Rainforest. NASA.

Nunez, C. (n.d.). Explore our rainforests. National Geographic.