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Un Navire de recherche de prochaine génération: Le navire hauturier de science océanographique du Canada

Illustration 3D du navire hauturier de science océanographique

 Illustration 3D du navire hauturier de science océanographique (utilisée avec la permission de Seaspan Shipyards).

Illustration 3D du navire hauturier de science océanographique

 Illustration 3D du navire hauturier de science océanographique (utilisée avec la permission de Seaspan Shipyards).

Wendy Keyzer, Seaspan Shipyards & Parlons sciences

Quels sont les liens avec mon programme d'études?

Découvre le tout nouveau navire hauturier de science océanographique du Canada.

As-tu déjà rêvé de partir à l’aventure en haute mer? De sentir les rayons du soleil sur ton visage, d’avoir les cheveux dans le vent et de regarder l’eau bleue s’éloigner à perte de vue? C’est le rêve de plusieurs personnes. Les océans ont longtemps été source d’inspiration pour les grands aventuriers et aventurières. Toutefois, les océans ont un rôle bien plus grand à jouer.

Les océans sont incroyablement importants! Ils recouvrent plus de 70 % de la surface de la Terre et produisent plus de la moitié de l’oxygène. Ils acheminent aussi la chaleur de l’équateur vers les pôles, ce qui affecte les conditions météorologiques et le climat.

Le Canada est le seul pays du monde dont le territoire touche trois océans différents.

Peux-tu y arriver!

Essaie de nommer les trois océans sans regarder une carte?

Les côtes du Canada touchent les océans Pacifique, Arctique et Atlantique.

Le savais-tu?

Le Canada possède le plus long littoral du monde. Il mesure 247 007 km de long.

Le Canada et le secteur maritime 

Avec toutes ces côtes et cet accès facile aux océans, il n’est pas surprenant que des milliers de Canadiennes et de Canadiens travaillent pour le secteur maritime. Les gens dans ce secteur œuvrent dans les domaines de la pêche, du transport, du pétrole et du gaz en mer, de la construction navale, du tourisme et encore plus.

Pour un pays maritime comme le Canada, il est essentiel d’avoir une marine et une garde côtière bien équipées afin d’assurer la protection et la défense de ses côtes. Pour répondre à ce besoin, le gouvernement du Canada a lancé une Stratégie nationale de construction navale. Dans le cadre de cette stratégie, deux chantiers navals canadiens travaillent d’arrache-pied pour fournir de nouveaux navires à la fine pointe de la technologie à la marine et à la Garde côtière.

La compagnie Seaspan Shipyards, située en Colombie-Britannique, construit un certain nombre de ces navires (en anglais). Seaspan Shipyards est très heureuse que ses conceptrices et concepteurs, de même que ses ingénieures et ingénieurs, puissent travailler en étroite collaboration avec la Garde côtière canadienne afin de concevoir et de construire des navires de recherche de prochaine génération, comme le navire hauturier de science océanographique (NHSO) (en anglais).

Le navire hauturier de science océanographique

Seaspan Shipyards entame la construction du navire hauturier de science océanographique (NHSO) (2021) de Seaspan (3 min 24 s)

Le NHSO sera le principal navire de recherche scientifique océanographique de Pêches et Océans Canada. Il naviguera principalement dans le nord de l’océan Atlantique, ainsi que dans les océans Arctique et Pacifique. Il est conçu pour accomplir trois tâches principales :

  1. appuyer les études et les recherches océanographiques sur les courants océaniques et les fonds marins;
  2. surveiller l’incidence des vents sur les océans; et,
  3. collecter de l’information qui nous permettra de mieux comprendre les conséquences des changements climatiques sur les océans.

Pour ce faire, il faut un grand navire! Le NHSO aura une longueur d’environ 87,9 mètres. Il s’agit d’une longueur d’environ huit autobus scolaires placés bout à bout. Le NHSO pourra aussi accueillir 60 personnes, soit 34 membres d’équipage et 26 scientifiques.

The OOSV next to eight school buses lined up end to end
Le NHSO comparé à huit autobus scolaires alignés bout à bout (Parlons sciences utilise une image reproduite avec l’autorisation de Seaspan Shipyards et ikryannikovgmailcom via iStockphoto).
Image – Version texte

Cette image fait la comparaison entre la taille du NHSO et la taille de huit autobus scolaires. Des images de huit autobus scolaires sont alignées bout à bout directement sous une illustration créée par ordinateur d’une vue latérale du navire.

Le NHSO doit être grand, mais il doit aussi être stable. C’est tout un défi de construire un navire à la fois suffisamment stable pour permettre aux scientifiques de mener des expériences, et suffisamment maniable pour contourner les icebergs! Pour te faire une petite idée, imagine que tu es dans un cours de sciences et qu’on te demande de mesurer le liquide contenu dans une fiole tout en te tenant debout sur une plateforme qui monte, descend et se déplace de droite à gauche. Voilà ce que c’est que de faire de la science en haute mer!

A 3D view of the OOSV, showing the internal layout of the ship with different systems highlighted in different colours
Une vue en 3D du NHSO, montrant la disposition intérieure du navire avec ses différents systèmes mis en évidence par diverses couleurs (Image reproduite avec l’autorisation de Seaspan Shipyards).
Image – Version texte

Cette image générée à l’ordinateur présente l’intérieur du NHSO.
La disposition intérieure du navire comporte différents systèmes illustrés par diverses couleurs. On y voit de nombreux systèmes complexes.

La recherche scientifique dans les eaux du Nord comporte des défis uniques. Pour relever ces défis et collecter les données dont nous avons besoin, il faut un navire qui :

  • Fonctionne dans des environnements très froids. L’acier utilisé dans la construction du navire doit être plus épais que celui des navires qui naviguent dans des eaux plus chaudes.
  • Dispose d’une quille pouvant être abaissée ou relevée pour procurer plus de stabilité lors des expériences scientifiques. De cette façon, l’équipement scientifique et les capteurs sensibles pourront être protégés des obstacles sous l’eau comme la glace et les coraux.
  • Soit équipé d’un stabilisateur anti-roulis pour atténuer le mouvement des vagues. En atténuant les mouvements, il est possible de réaliser de meilleures expériences scientifiques plus précises offrant une collecte de données sûre et précise.
  • Comporte une grande porte extérieure de deux étages en hauteur pour que de grands treuils puissent sortir et rentrer de gros équipements scientifiques.
Large external door in the side of a ship
Une grande porte extérieure sur le côté du navire (Photo reproduite avec l’autorisation de Seaspan Shipyards).
Image – Version texte

La photo montre le côté d’un grand navire. Nous voyons très bien le logo du gouvernement du Canada sur le côté.
Sur le côté de la coque se trouve une grande porte à charnière qui a été soulevée vers le haut, un peu comme une porte de garage non pliante. Une fois ouverte, elle est parallèle au sol.
Une grande poutre métallique passe à travers la porte ouverte. La poutre est reliée à un dispositif d’échantillonnage métallique complexe impliquant des tubes, des câbles et des pièces articulées.

  • Comporte un système d’échantillonnage permettant d’étudier la teneur en oxygène, la température et la salinité de l’eau de mer.
  • Dispose de six laboratoires pour mener différents types d’expériences scientifiques, notamment :
    • un laboratoire à vocation générale;
    • un laboratoire chimique;
    • un laboratoire de mesure de la salinité et de surveillance du climat;
    • un laboratoire informatique;
    • un laboratoire d’échantillonnage d’eau de mer; et,
    • un laboratoire d’acoustique.
Emplacement de certains éléments, y compris les laboratoires, du NHSO
Emplacement de certains éléments, y compris les laboratoires, du NHSO (Photo reproduite avec l’autorisation de Seaspan Shipyards).
Image – Version texte

Nous pouvons voir deux images tridimensionnelles du NHSO, un tableau de données techniques et le titre « Principales caractéristiques de la conception du navire hauturier de science océanographique ».
L’image de gauche montre le côté gauche, ou côté bâbord, du navire. On y aperçoit une grande coque rouge et une superstructure.
Sur le pont de travail gris clair, deux grands bras de levage jaunes sont montés.
Près du milieu du côté bâbord, sur la partie supérieure du bureau, une flèche indique l’emplacement du laboratoire à vocation générale.
Sous la coque, une flèche pointe l’endroit où se trouve la dérive. La dérive n’est pas visible.
Le long de la partie inférieure de la coque, vers l’arrière - ou vers la poupe du navire –, une flèche pointe en direction de la citerne anti-roulis. À l’arrière du navire se trouvent deux propulseurs fixes qui ressemblent à de petites hélices. Ils sont aussi désignés par une flèche.
L’image de droite montre le côté droit, ou côté tribord, du navire. Tout en haut de la superstructure, il y a une zone du pont. Dans cette zone, une flèche indique l’emplacement du système de positionnement dynamique.
Sur le côté bâbord, juste en dessous du pont, une flèche pointe le laboratoire d’acoustique.
Sur la coque, sous la partie arrière de la superstructure, une flèche montre l’emplacement de la porte latérale de coque. C’est la porte mentionnée dans le texte et dans l’image précédente.
À côté de la porte et légèrement vers l’avant - ou vers la proue – du navire, une flèche pointe l’emplacement de la salle d’échantillonnage océanique.
Plus en avant, dans la partie supérieure de la coque, une flèche indique l’emplacement du laboratoire chimique.
Encore plus vers l’avant, une flèche indique l’emplacement du laboratoire de mesure de la salinité et de surveillance du climat.
Un peu plus en avant et à côté du laboratoire précédent, une flèche indique l’emplacement du laboratoire informatique.

Il faudra environ quatre ans pour construire ce navire. Une fois sa construction achevée, et lorsqu’il sera remis à la Garde côtière canadienne, il accueillera un équipage et des scientifiques qui mèneront de nombreuses expériences scientifiques. Par exemple :

  • analyser les causes des changements océaniques selon les saisons, d’une année à l’autre, et même sur une période de 10 ans;
  • prendre des photos numériques haute résolution pour nous aider à détecter et à comprendre les causes des changements à long terme dans les écosystèmes marins;
  • collecter et analyser des échantillons d’eau pour comprendre les effets de la composition de l’eau sur les récifs et les coraux;
  • faire des observations océanographiques de toute sorte de choses, du plateau continental aux eaux plus profondes du nord-ouest de l’Atlantique; et,
  • étudier des matériaux qui reposent sur le substrat rocheux de l’océan afin de mieux comprendre le fond océanique.

Plus nous collecterons des données sur l’océan, plus nous serons en mesure de comprendre la santé des océans. Cette compréhension nous aidera à prendre des décisions qui auront des retombées positives sur les écosystèmes et qui permettront de lutter contre les changements climatiques.

Construire l’avenir ensemble 

La construction de ces navires très complexes fait appel à de nombreuses personnes. Notamment, des ingénieures et ingénieurs, des conceptrices et concepteurs, des soudeuses et soudeurs, des peintres, des comptables et des cheffes et chefs de projet. Il faut aussi beaucoup de matériaux. Ces derniers proviennent de plus de 660 fournisseurs canadiens, pour la plupart des petites et moyennes entreprises. Des milliers de personnes provenant de partout au Canada travailleront ensemble pour réaliser la construction de cet incroyable navire.

Pourrais-tu t’imaginer être l’une de ces personnes?

Pour mettre le cap sur l’aventure, consulte ces profils de carrière de Parlons sciences qui mettent en vedette des personnes de l’industrie maritime :

 

Parlons sciences remercie Wendy Keyzer et Seaspan Shipyards pour son travail et sa contribution à l’élaboration de ce document d’information.

Logo de Seaspan Shipyards
Logo de Seaspan Shipyards

Seaspan Shipyards

Située sur la côte nord-ouest du Pacifique, la société Seaspan Shipyards englobe les activités des entreprises Vancouver Shipyards, Vancouver Drydock et Victoria Shipyards. Grâce à cette diversité et à cette polyvalence, la société Seaspan Shipyards est unique dans sa capacité à fournir une gamme complète de services connexes aux chantiers navals, dont les constructions nouvelles, la conversion, la remise en état et la réparation, l’entretien tout au long du cycle de vie et les travaux de remise à neuf de navires militaires, de recherche et commerciaux comme les paquebots de croisière, les navires de haute mer et les sous-marins.

 

En savoir plus

Collège de la Garde côtière canadienne
Ce site Web fournit des informations aux étudiants sur la manière de s'inscrire au Collège de la Garde côtière canadienne.

Pêches et Océans Canada: Science
Explorez ce site Web pour voir comment Pêches et Océans Canada étudie l'océan et les projets sur lesquels il travaille.

Je suis un marin
Regardez cette vidéo pour découvrir la vie d'Alexandre Missi en tant que marin sur le NGCC Louis S. St-Laurent.

Références

Government of Canada, P. S. and P. C. (2021, June 4). National Shipbuilding Strategy. Defence and marine Procurement - Buying and Selling - PSPC Services - Public Services and Procurement Canada - Departments and agencies - Canada.ca. Retrieved December 6, 2021, from https://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/app-acq/amd-dp/mer-sea/sncn-nss/index-eng.html

Government of Canada, P. S. and P. C. (2021, April 28). Offshore oceanographic science vessel. Large vessel shipbuilding projects – Shipbuilding projects to equip the Royal Canadian Navy and the Canadian Coast Guard – National Shipbuilding Strategy – Defence and marine procurement – Buying and Selling – PSPC Services - PSPC. Retrieved December 6, 2021, from https://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/app-acq/amd-dp/mer-sea/sncn-nss/oceanographique-oceanographic-eng.html.

Seaspan Shipyards (n.d.) Offshore Oceanographic Science Vessel. Retrieved from https://nss.seaspan.com/project/offshore-oceanographic-science-vessel/