Aller au contenu principal

Le Canada va sur la Lune!

Un astronaute se tient sur la Lune avec un drapeau canadien

Un astronaute se tient sur la Lune avec un drapeau canadien. (©2022 Parlons sciences.)

Un astronaute se tient sur la Lune avec un drapeau canadien

Un astronaute se tient sur la Lune avec un drapeau canadien. (©2022 Parlons sciences.)

Quels sont les liens avec mon programme d'études?

Découvre le nouveau rôle du Canada dans l’exploration spatiale, ce que nous prévoyons réaliser sur la Lune et autour de la Lune.

Le Canada se prépare à aller sur la Lune, et ce sera toute une aventure! Découvrons le rôle du Canada dans les missions vers la Lune et pourquoi nous y allons, en premier lieu.

Pourquoi aller sur la Lune?

Tu te demandes peut-être pourquoi aller sur la Lune? Des gens n’y sont-ils pas déjà allés?

La première fois que des humains sont allés sur la Lune, c’était lors des missions Apollo de 1969 à 1972. Ces premières missions ont permis aux gens d’apprendre beaucoup de choses. Ils ont appris comment fabriquer des technologies permettant d’emmener des personnes dans l’espace et de les ramener sur Terre en toute sécurité. Ils ont appris comment survivre à la surface de la Lune pendant quelques jours. Pour plus d’information sur l’histoire de l’exploration spatiale, consulte ce document d’information sur les vols spatiaux habités.

Pour le prochain retour sur la Lune, les humains ont un objectif plus large. Ils veulent apprendre à survivre dans l’espace lointain. Cela inclut Mars et au-delà! Des gens ont déjà vécu dans l’espace, mais uniquement dans des stations spatiales. Vivre sur la Lune permettra aux gens d’acquérir les compétences et les connaissances nécessaires pour explorer l’espace encore plus lointain.

Temps et distances de la Terre à la SSI, à la Lune et à Mars
Temps et distances de la Terre à la SSI, à la Lune et à Mars. (© 2022 Parlons sciences, basé sur une image de naulicreative via iStockphoto.)
Image - Version Texte

L’illustration en couleurs montre un astronaute debout sur la Terre, avec la Station spatiale internationale (SSI), la Lune et Mars dans l’espace environnant.

L’astronaute se tient au sommet du globe bleu et vert vif en bas à gauche. Il a les mains sur les hanches, un pied sur l’île du Groenland et l’autre dans l’océan Arctique. Il est vêtu d’une combinaison spatiale orange et d’un casque argenté. Derrière lui, l’arrière-plan est bleu foncé avec de minuscules étoiles blanches.

Au-dessus et à gauche se trouve un objet mince, argenté, en forme de T avec des ailes rectangulaires dorées. Il est étiqueté «Station spatiale internationale» en lettres jaunes. Une liste à puces se trouve sous l’étiquette. La première puce indique: «Distance par rapport à la Terre – 322 à 408 km». La seconde indique: «Temps de trajet jusqu’à la Terre – quelques minutes (mais l’amarrage peut prendre jusqu’à quelques jours)».

En dessous et à droite se trouve une sphère grise avec trois grands cratères. Elle est étiquetée «La Lune» en lettres jaunes». Sous l’étiquette se trouvent deux puces. La première indique: «Distance par rapport à la Terre – environ 400 000 km». La seconde indique: «Temps de trajet jusqu’à la Terre – environ 3 jours».

Dans le coin supérieur droit de l’illustration se trouve une petite sphère rouge orangé. Elle est étiquetée «Mars» en lettres jaunes. Sous l’étiquette se trouvent deux puces. La première indique: «Distance par rapport à la Terre – 278 millions de km». La seconde indique: «Temps de trajet jusqu’à la Terre – environ 9 mois».

Imagine que tu vas faire du camping dans un nouvel endroit, loin de chez toi. Mais tu n’as jamais fait de camping auparavant. Que ferais-tu?

Tout d’abord, tu pourrais te renseigner sur l’équipement dont tu as besoin pour camper. Ensuite, tu pourrais t’entraîner à installer ton matériel de camping dans ton propre jardin. Enfin, tu pourrais t’éloigner de la sécurité et du confort de ta maison et te rendre dans un terrain de camping à proximité.

A pair of tents around a campfire beneath the night sky, where the Milky Way can be seen
Des gens qui campent avec la Voie lactée visible dans le ciel nocturne. (Source: anatoliy_gleb via iStockphoto.)
Image - Version Texte

La photo en couleurs montre un emplacement de camping de nuit, avec une traînée d’étoiles brillantes au-dessus.
Au-dessus du terrain, le ciel occupe la majeure partie de la photographie. Il est sombre et rempli d’étoiles. Une large traînée lumineuse et brumeuse s’étend depuis l’horizon jusqu’au bord supérieur de l’image. Le centre de la traînée est sombre, et les deux bords ressemblent à des nuages tachetés. Elle brille en blanc, or, rose et violet. Ces couleurs s’étendent jusqu’à l’horizon, où plusieurs arbres et une petite colline se détachent sur le ciel.
Au bas de la photographie se trouvent deux tentes. Celle de droite est éclairée de l’intérieur et brille d’un vert bleuté. Celle de gauche est de couleur crème. L’herbe autour des tentes est éclairée par un feu de camp situé entre elles.
Deux personnes se tiennent devant le feu. À gauche, une grande personne pointe vers le ciel. À droite, une personne plus petite regarde dans cette direction. Elles sont toutes deux vêtues d’un manteau sombre à capuche.

Les astronautes canadiens sont maintenant suffisamment confiants pour voyager, vivre et travailler à bord de la Station spatiale internationale (SSI). La SSI est l’avant-poste le plus proche de la Terre. Vivre sur la SSI, c’est un peu comme camper dans ton jardin.

La Lune est notre prochaine destination la plus proche. C’est un peu comme camper dans un terrain de camping à proximité. 

Mars est beaucoup plus éloignée. Ce serait comme camper dans un autre pays!

Nous ne pouvons vraiment apprendre à vivre dans l’espace qu’en y allant. Et aller dans l’espace est aujourd’hui plus facile que jamais. Les gouvernements et les entreprises privées, comme SpaceX, envoient régulièrement des personnes dans l’espace. Cette idée aurait relevé de la science-fiction il y a 50 ans.

SpaceX Dragon capsule approaching the ISS
La capsule de l’équipage Dragon de SpaceX s’approchant de la SSI. (Source: Image du domaine public par NASA/SpaceX.)
Image - Version Texte

Une photographie en couleurs montre un objet cylindrique pointu dans l’espace, au-dessus de la Terre, à proximité d’un cylindre plus petit.

L’objet est horizontal et d’un blanc éclatant sur fond d’espace noir. La moitié inférieure est un cylindre nervuré avec deux petites ailettes visibles. La moitié supérieure est une forme de cône légèrement plus large. La pointe de ce cône comporte une porte ronde qui a été soulevée et ouverte. À l’intérieur se trouve un anneau noir plus petit.

Cet anneau est aligné avec un autre objet cylindrique, sur le bord droit de la photographie. Cet objet a un anneau blanc à l’avant, et une zone plus sombre, couverte de câbles, à l’arrière. En dessous, un coin d’un panneau solaire bleu grillagé est à peine visible sur le bord inférieur de la photographie. Dans le coin supérieur gauche, il y a une autre structure blanche, hors champ. Elle semble plate, avec un gros boulon. Ces trois structures sont les seules parties de la station spatiale visibles sur l’image.

L’espace autour de la capsule est d’un noir profond et sans caractéristiques. En dessous, la courbe de la Terre est à peine visible. Elle est couverte de nuages blancs et surmontée d’une fine bande d’un bleu riche et lumineux qui disparaît dans le noir.

L’eau : une ressource cruciale

Les êtres humains ont besoin d’eau pour survivre. Lorsque tu pars en camping, tu as deux options pour t’approvisionner en eau. Tu peux en apporter, ou en trouver une fois sur place. Par le passé, les astronautes ont dû apporter leur eau à chaque voyage dans l’espace. Mais pour vivre longtemps sur la Lune ou sur Mars, ils doivent pouvoir trouver de l’eau dans l’espace.

Les astronautes ont besoin d’eau pour s’hydrater, mais ils peuvent aussi l’utiliser pour faire pousser des aliments. Ils peuvent la transformer en oxygène pour respirer. Ils peuvent même transformer l’eau en carburant pour les fusées ou pour la production d’électricité.

Les scientifiques ont utilisé des satellites pour confirmer la présence d’eau gelée sur la Lune. La plupart de ces dépôts de glace se trouvent au pôle Sud de la Lune. C’est pourquoi les prochaines missions vers la Lune auront pour destination le pôle Sud lunaire.

La collaboration internationale pour l’exploration spatiale

En octobre 2020, le Canada a signé une entente internationale, les accords Artemis. Cette entente comprend plus de 20 pays qui se sont engagés à collaborer pour l’exploration et l’utilisation pacifiques de la Lune, de Mars et d’autres objets astronomiques.

Les agences spatiales et les entreprises du Canada, des États-Unis, du Japon et de l’Union européenne travaillent ensemble pour se rendre sur la Lune en participant au programme Artemis. L’Agence spatiale canadienne (ASC) fait partie de ce programme, qui est dirigé par la NASA.

Au cours des missions Artemis, les scientifiques visent à mettre en place des systèmes pour l’exploration humaine et robotique à long terme de la Lune.

Artemis Program logo
Logo du programme Artemis. (Source: Image du domaine public par la NASA via Wikimedia Commons.)
Image - Version Texte

L’image montre une illustration en couleurs du logo du programme Artemis.

Il s’agit d’une lettre A majuscule stylisée sur un croissant bleu incurvé vers le bas avec le mot «ARTEMIS» en dessous. La ligne qui traverse le centre du A est une longue bande rouge qui s’incurve depuis le côté gauche du croissant, en passant par le milieu de la lettre, jusqu’à une sphère grise derrière son sommet pointu.

Cette vidéo (2 min 37 sec) explique le rôle du Canada dans les futures missions lunaires par CBC News (2019).

L’objectif principal du programme Artemis est de préparer les humains à séjourner sur la Lune d’ici 2025. Plusieurs missions sont prévues dans le cadre du programme.

Voici les trois premières:

Artemis I

Il s’agit d’un vol d’essai du vaisseau spatial Orion et de la fusée Space Launch System (SLS). Il n’y aura pas d’astronautes à bord. La date de lancement prévue est à l’automne 2022.

Infographie de la mission Artemis I prévue.
Infographie de la mission Artemis I prévue. (Source: ASC, NASA.)
Image - Version texte

Artemis I : vol d'essai sans équipage d'Orion autour de la Lune – infographie

L'infographie montre des dessins de la Terre, de la Lune et du vaisseau Orion. Le vaisseau se trouve sur une longue ligne courbe qui montre la trajectoire aller-retour de la mission. Dix flèches numérotées indiquent la direction d'Orion et les étapes clés en trois parties.

L'aller, de 5 à 7 jours
Étape 1 : Lancement depuis le centre spatial Kennedy, sur le lanceur SLS.

Étape 2 : Insertion translunaire : Orion met le cap sur la Lune. Les réacteurs sont utilisés.

Étape 3 : Trajet vers la Lune. Les réacteurs sont utilisés.

Étape 4 : Survol de la Lune à plus de 100 km d'altitude. Les réacteurs sont utilisés.

L'orbite rétrograde autour de la Lune, de 6 à 16 jours
Étape 5 : Insertion en orbite. Les réacteurs sont utilisés.

Étape 6 : Orion fait une révolution ou une révolution et demie autour de la Lune à environ 70 000 km de distance.

Étape 7 : Désorbitage. Les réacteurs sont utilisés.

Le retour, de 6 à 19 jours
Étape 8 : Survol de la Lune à plus de 100 km d'altitude. Les réacteurs sont utilisés.

Étape 9 : Trajet vers la Terre. Les réacteurs sont utilisés.

Étape 10 : Rentrée atmosphérique et amerrissage dans le Pacifique.

Au haut de l'infographie, on précise que la durée de la mission sera de 26 à 42 jours et qu'Orion parcourra plus de deux millions de kilomètres.

 

Artemis II

Il s’agira de la première mission avec équipage sur la Lune depuis 1972. Il y aura quatre astronautes à bord, dont un du Canada. Cela signifie que le Canada sera le deuxième pays seulement à faire voler un astronaute autour de la Lune!

Infographie de la mission Artemis I prévue
Infographie de la fusée SLS et des modules d’équipage Orion par rapport à des objets familiers. (Source: ASC, NASA.)
Image - Version texte

Cap sur la Lune! – infographie

Infographie montrant des illustrations et des faits sur la fusée SLS et la capsule Orion qui amèneront des astronautes vers la Lune.

Fusée SLS
File vers la Lune 110 fois plus vite qu'une Formule 1

Taille : 98 m

Vitesse maximale : 39 400 km/h

Envoie Orion près de 1 000 fois plus loin que la Station spatiale internationale

Capsule Orion
Comme habiter dans une autocaravane avec trois amis pendant environ 21 jours

Habitacle : 9 m³

Taille des astronautes : de 147 cm à 196 cm

Amerrit doucement grâce à trois parachutes

Date prévue : 2024

Artemis III

Quatre astronautes se rendront sur la Lune. Il est prévu que cet équipage comprenne une femme et une personne de couleur.

Si tout se passe bien, deux astronautes descendront sur la surface lunaire.

Infographic for the proposed flight plan of Artemis III
Infographie des étapes et des itinéraires de la mission Artemis III. (Parlons sciences utilisant une image du domaine public de la NASA.)

Date prévue : 2025

Image - Version texte

Voici une infographie en couleurs illustrant la mission Artemis III entre la Terre et la Lune.

Dans le coin supérieur gauche se trouve une illustration de la Terre. En dessous et à droite se trouve une illustration de la Lune. Sur le côté droit de l’image, deux autres vues plus rapprochées de la Lune. Les routes vers et depuis la Lune, ainsi que les orbites autour de la Lune, sont illustrées par des lignes vertes, bleues et rouges, marquées par des cercles numérotés dans les mêmes couleurs, de 1 à 19. Ces numéros figurent dessous dans une liste.

Les numéros 1 à 7 tournent autour de la Terre, côte à côte le long d’une ligne verte. Ils se lisent comme suit: «1. SLS et Orion sont lancés depuis le Centre spatial Kennedy»; «2. Les propulseurs à poudre se séparent»; «3. Le système d’interruption du lancement n’est plus nécessaire»; «4. Le moteur central de l’étage principal s’éteint»; «5. Entrée en orbite terrestre»; «6. Vérification des systèmes et des panneaux solaires en orbite terrestre»; «7. Allumage moteur (20 minutes)».

Ensuite, la ligne verte s’étend dans l’espace. Elle est étiquetée «8. Trajet d’éloignement d’Orion vers la Lune». La ligne décrit un arc au-dessus de la Lune et se termine lorsqu’elle rencontre une longue ligne ovale rouge. Cette ligne porte l’étiquette: «9. Survol motorisé d’éloignement d’Orion» et «10. Orion effectue un allumage et une approche pour s’amarrer à la Gateway».

La ligne verte apparaît à nouveau dans la première vue rapprochée de la Lune. Cette ligne commence dans l’espace à droite de la Lune et fait une boucle et demie autour d’elle. Elle porte l’étiquette: «11. Le système d’atterrissage humain (HLS) se désamarre de la Gateway.» Et plus près de la surface: «12. Le HLS entre en orbite lunaire basse et descend pour l’atterrissage sur la Lune.»

Le numéro suivant sur la liste est rouge. Il se lit comme suit: «13. Gateway et Orion restent en orbite pendant la mission sur la surface lunaire.» Cela correspond à la longue ligne ovale rouge autour de la Lune. La Lune se trouve en haut, dans la partie la plus étroite de l’ovale.

Les autres numéros sont bleus. Le numéro 14 correspond à une ligne bleue partant de l’ovale rouge, et descendant jusqu’à une boucle plus étroite autour de la Lune. Cette ligne est étiquetée: «14. Le HLS s’élève vers une orbite lunaire basse puis vers l’orbite de la Gateway pour s’amarrer à ce dernier.»

 

La station spatiale lunaire Gateway

Dans le cadre du programme Artemis, les scientifiques vont construire une nouvelle station spatiale qui sera mise en orbite autour de la Lune. Cette station porte le nom de station spatiale lunaire Gateway (la passerelle lunaire).

Le savais-tu?

La station spatiale lunaire Gateway aura environ un sixième de la taille de la SSI.

Quatre astronautes pourront vivre et travailler à bord de la station spatiale Gateway pendant trois mois d’affilée. Ils effectueront des voyages à la surface de la Lune à des fins de recherche et pour tester de nouvelles technologies. Les astronautes pourraient également profiter de ces voyages pour se préparer à des missions dans l’espace plus lointain, par exemple vers Mars.

Fonctions de la station spatiale lunaire Gateway
Fonctions de la station spatiale lunaire Gateway. (Parlons sciences utilisant une image du domaine public de la NASA.)
Image - Version texte

L’image montre une illustration en couleurs d’un objet en forme de T dans l’espace, avec une liste de ses fonctions.

L’objet est intitulé «Station spatiale lunaire Gateway» en grosses lettres jaunes. Sous le titre se trouvent quatre puces. La première indique: «Laboratoire scientifique». La deuxième indique: «Site de test pour les nouvelles technologies». La troisième indique: «Contrôle de mission pour les opérations sur la Lune». La quatrième se lit: «Tremplin vers Mars».

L’objet est composé de deux sections cylindriques superposées pour former la tige centrale. L’une est argentée et l’autre est blanche. La sphère blanche est surmontée d’une paire d’ailes bleu brillant, formant la ligne en haut du T. Ces ailes sont rectangulaires et constituées de panneaux quadrillés. Une paire d’ailes beaucoup plus grandes est fixée à la jonction entre les deux sections cylindriques. Chaque aile est constituée de deux longues bandes de matériel tacheté mauve et or.

En arrière-plan, la Lune est à moitié dans l’ombre près du haut de l’illustration. Dans le coin inférieur droit, un autre objet flotte dans l’espace. Il est constitué d’une structure en forme de cône avec une base cylindrique, à laquelle sont fixées de longues ailes brunes . Cet objet n’est pas étiqueté.

Canadarm3

Contrairement à la SSI, la station spatiale lunaire Gateway n’aura pas d’équipage en permanence.

Lorsque personne n’est à bord, un système robotique intelligent appelé Canadarm3 gérera les opérations de manière autonome. Le Canadarm3 utilisera l’intelligence artificielle pour apprendre de son environnement et de ses expériences.

Le Canadarm3 sera doté d’un bras long et d’un bras court. Il sera également doté d’un ensemble d’outils détachables. Cela signifie qu’il pourra effectuer de nombreuses tâches importantes.

Il sera capable de s’accrocher à des véhicules spatiaux en visite et à la station spatiale Gateway et de se déplacer autour.

Il donnera également un coup de main aux astronautes lors des sorties dans l’espace.

Lorsqu’il ne fera pas tout cela, il inspectera et réparera la station – sans l’aide des gens sur Terre!

Artist's rendering of the Canadarm3
Vue d’artiste du grand bras du Canadarm3 sur la station spatiale lunaire Gateway. (Sources: ASC, NASA.)
Image - Version texte

L’illustration en couleurs montre un long bras mécanique s’étendant à partir d’un objet cylindrique au-dessus de la Lune.

Au centre de l’illustration se trouve un bras constitué de deux sections de tubes blancs reliés par un joint flexible. La section inférieure est un peu plus longue que la section supérieure, et elle est pliée à l’articulation, comme un coude. Le mot «Canada» est imprimé en grosses lettres noires le long de la section inférieure. Plusieurs objets sont fixés à l’extrémité de la section supérieure. Cela inclut deux sphères, deux cubes et plusieurs cylindres, attachés à une structure centrale cylindrique et métallique.

Cette extrémité du bras est encadrée par la Lune, qui occupe la moitié de l’arrière-plan. Sa surface est claire et détaillée, dans des tons de blanc et de gris. Le reste de l’arrière-plan est noir. La Terre est une petite sphère bleue, verte et blanche à la gauche du bras. La partie inférieure du bras est montée sur la surface incurvée d’un grand objet cylindrique, recouvert de panneaux solaires.

Vidéo (0 min 54 sec) d'animation du Canadarm3 de l'ASC (2022).

Les ingénieurs et les scientifiques ont commencé à concevoir le Canadarm3 en 2014, et ils prévoient son lancement en 2027MDA, une société d’ingénierie de Brampton, en Ontario, dirige la conception. D’ici le lancement du Canadarm3, des centaines d’entreprises canadiennes auront participé à son développement.

Exploration de la surface lunaire

L’ASC a créé le Programme d’accélération de l’exploration lunaire (PAEL) pour soutenir l’innovation dans le domaine de l’exploration lunaire et de l’espace lointain. Ce programme aide les organisations canadiennes :

  • à développer et à concevoir des expériences scientifiques pour les conditions lunaires;
  • à créer de nouvelles technologies à utiliser en orbite lunaire et sur la surface de la Lune;
  • à commencer à concevoir les technologies nécessaires aux futures missions dans l’espace lointain.

Une partie importante du PAEL consiste à soutenir la conception, le lancement et l’utilisation d’un rover lunaire canadien. Ce rover comprendra au moins un instrument scientifique canadien qui recueillera des données sur la surface de la Lune. Deux entreprises canadiennes, Canadensys Aerospace et MDA, ont été choisies pour soumettre des plans pour le rover lunaire. Le plan du rover canadien consiste à recueillir des images, des mesures et des données au pôle Sud de la Lune.

Rovers | Agence spatiale canadienne

Le savais-tu?

Le Canada a une longue histoire de conception de rovers pour l’espace? Apprends-en davantage sur les rovers canadiens.

Il est important d’envoyer davantage de rovers sur la surface de la Lune. Les rovers peuvent explorer la région avant l’arrivée des humains et nous apprendre à quoi nous attendre. Découvres-en davantage sur les défis que représente la conception d’une mission de rover grâce au Défi de recherche du rover lunaire.

Le savais-tu?

La Chine a lancé le Yutu 2 en 2018. C’est actuellement le seul rover en état de marche sur la Lune.

L’exploration spatiale profite à la vie sur Terre

L’exploration spatiale a des incidences diverses sur notre société sur Terre. En voici quelques exemples.

Soins de santé

Robotic surgery device
Robot chirurgical. (Source: Cmglee [CC BY-SA 3.0] via Wikimedia Commons.)
Image - Version texte

Photographie en couleurs de trois bras mécaniques s’étendant au-dessus d’un modèle de patient sur une table d’opération.

Chaque bras est constitué de plusieurs sections beiges de plus en plus petites. Elles sont séparées par des articulations qui tournent dans plusieurs directions. À l’extrémité de chaque bras se trouve un outil. Ceux-ci sont surmontés de lumières bleu pâle et se terminent par de longues tiges noires. Ces tiges sont insérées à travers de petits trous dans un drap chirurgical bleu. Sur le côté droit de ce drap, on peut voir un modèle beige d’une tête humaine sur une table rembourrée noire.

À l’arrière-plan, sur la droite, trois personnes regardent un grand cube rectangulaire gris. Une personne sourit, les mains sur les hanches.

Production alimentaire

Cultiver des aliments dans des environnements extrêmes est à la fois un défi pour les missions spatiales lointaines et pour les communautés nordiques du Canada. L’amélioration de cette technologie peut accroître l’accès à la nourriture dans tout le pays.

L’étude de la microbiologie dans l’espace permet également d’éviter que les aliments se gâtent avant que les équipages soient prêts à les consommer, et nous aide à comprendre comment maintenir les astronautes en bonne santé dans l’espace. 

Kate Rubins inspecting radish plants growing in space
L’ingénieure de vol Kate Rubins de la NASA montre des plants de radis qui poussent à l’intérieur du module de laboratoire Columbus. (Image du domaine public de la NASA via Wikimedia Commons.)
Image - Version texte

La photo couleur montre une personne à côté d’une armoire lumineuse remplie de plantes.

L’armoire est encastrée dans un mur métallique blanc recouvert de câbles et de fils électriques. Elle comporte une ouverture carrée avec un sommet arqué et une poignée sur le bord inférieur. L’intérieur de l’armoire est beaucoup plus lumineux que la pièce à l’extérieur. Les plantes sont d’un vert vif et sont densément tassées au fond de l’armoire.

La personne sourit à la caméra et tient un rouleau de ruban adhésif argenté en haut de l’ouverture. Elle porte un pull noir et ses cheveux blonds sont attachés en chignon.

Définition de Hover: Étude de tous les organismes vivants qui sont trop petits pour être visibles à l’œil nu.

Observation de la Terre

Le Canada utilise les satellites et la technologie radar pour la sécurité nationale, pour la surveillance des ressources et de la santé du climat, pour la navigation et pour notre protection contre des catastrophes naturelles.

Lever de Terre a été l’une des premières photographies en couleurs de la Terre dans l’espace. Pour la première fois, les humains pouvaient voir à quel point notre planète est petite et fragile. Le mouvement environnemental n’en était alors qu’à ses débuts, et cette photographie a permis aux gens de prendre conscience de son importance. Le tout premier Jour de la Terre a eu lieu moins de deux ans plus tard, soit le 22 avril 1970.

The Earth rising over the Moon's horizon
Lever de terre sur la Lune capté par William Anders lors de la mission Apollo 8 en 1968. (Image du domaine public de la NASA.)
Image - Version texte

Cette image est une photographie en couleurs de la Terre se levant sur la surface de la Lune.

Au centre de la photographie, la Terre est petite dans l’espace noir et lointain. Mais elle est la partie la plus brillante de l’image. Une bille d’un bleu intense avec des nuages blancs tourbillonnants. Environ un tiers du globe est dans l’ombre noire.

La photographie est prise depuis la surface de la Lune, le viseur dirigé vers la Terre. Le sol près de l’appareil photo est essentiellement plat, dans des tons de gris, de brun et de beige, avec plusieurs cratères et crêtes. L’horizon est légèrement incurvé, à environ un tiers de la hauteur de l’image.

Emploi

  • Environ 22 000 personnes occupent un emploi dans le secteur spatial au Canada. Ce nombre devrait augmenter avec le début des missions Artemis.
  • L’industrie spatiale canadienne offre de nombreuses possibilités de carrières.
  • En 2018, les revenus totaux du secteur spatial canadien ont atteint 5,7 milliards de dollars.
Engineers inspecting a satellite dish at the David Florida Lab
Ingénieurs du Laboratoire David Florida. (Source: ASC.)
Image - Version texte

Cette image est une photographie en couleurs de deux personnes travaillant dans le bas d’un énorme objet en forme de coupole.

L’objet est fait d’un filet noir translucide sur une structure géodésique incurvée qui s’étend sur toute l’image. Deux personnes en blouse blanche se tiennent sous le point central inférieur de la coupole, de part et d’autre d’un poteau gris qui le soutient.

Deux autres objets similaires sont visibles, à des angles différents, au-dessus du premier. Ils semblent être attachés par des bras métalliques noirs à un grand objet noir en forme de cube sur roues. En arrière-plan, une troisième personne se tient à côté de deux grosses boîtes à outils sur roues.

La pièce autour est vaste et blanche, avec de hauts plafonds, comme un hangar d’avion. Un grand drapeau canadien est accroché au mur du fond.

Partenariats avec d’autres pays

  • L’exploration spatiale rapproche des personnes de différentes nations, qui travaillent pacifiquement à un objectif commun.
  • En travaillant ensemble, les nations acquièrent une expertise précieuse. Le Canada est devenu un leader mondial en robotique spatiale.
The Emblem of the ISS
Emblème de la SSI. (Image du domaine public par la NASA via Wikimedia Commons.)
Image - Version texte

L’illustration en couleurs montre un emblème rond avec une photographie de la SSI entourée d’une bordure de drapeaux.

La photographie au centre montre un objet avec deux longs ensembles rectangulaires de panneaux solaires, comme des ailes, attachés par un long poteau avec un arrangement de cylindres en forme de T au centre. En dessous, la courbure de la surface de la Terre est visible. Le titre incurvé «INTERNATIONAL SPACE STATION» (STATION SPATIALE INTERNATIONALE) apparaît en lettres jaunes le long du globe. Au-dessus de la SSI, cinq étoiles blanches sont disposées contre l’espace noir. La bordure qui entoure la photographie est composée de 15 drapeaux nationaux différents.

 

En savoir plus

Objectif : Lune (activités et ressources).
Une collection de ressources et d'activités de l'Agence spatiale canadienne destinées aux jeunes et au personnel de l’éducation sur le thème de la Lune. Les ressources basées sur le programme scolaire comprennent également des possibilités de financement, des photos et des vidéos.

Savez-vous ce que ça prend pour devenir astronaute? (2017)
Ce quiz de l'Agence spatiale canadienne est conçu pour aider les élèves à comprendre les exigences et les conditions à remplir pour devenir un astronaute canadien.

Conduire un rover spatial (en anglais) (2022)
Explorer Mars : Un jeu (en anglais) fourni par NASA Science SpaExplore Mars. Le jeu se joue en envoyant une séquence de commandes au rover de Mars pour collecter des données au cours de ses 8 expéditions. La voix du jeu est Charlene Valerio, ingénieure de la NASA/JPL qui a travaillé sur la véritable mission Mars 2020.

Un Canadien s’envolera vers la Lune (2020)
Cette vidéo de Radio-Canada explique ce que sera le rôle des Canadiens lors de la mission habitée autour de la Lune (2 min 01 s).

Mission Artemis de la NASA : les Américains préparent leur retour sur la Lune... avant de viser Mars (2022)
Cette vidéo par Le Parisien fournit des informations sur les missions Artemis (2 min 09 s).

Cap sur la Lune, Canada!
Cette page de l'Agence spatiale canadienne décrit le rôle et les contributions du Canada dans les prochaines missions Artemis. Apprenez-en davantage sur notre lien avec la Porte lunaire et les rovers canadiens.

Références

Canadian Space Agency. (2021, Nov. 12). Canada’s Role in Moon Exploration .

Canadian Space Agency. (2020, Oct. 26) A Framework for Future Space Exploration Activities.

Canadian Space Agency. (2019, March 18). Space Strategy For Canada 2019.

Canadian Space Agency. (2020, Dec. 11). Everyday Benefits of Space Exploration.

NASA. (2013, May 20). How Long Does it Take to Get to the ISS?. [VIdeo]. YouTube.

NASA. (2020). The Artemis Accords.

NASA (2021). Artemis Overview.

Let’s Talk Science (2021, Dec. 14) Nadeem Ghafoor at Let's Talk Lunar.[Video]. YouTube.

Let’s Talk Science (2021, Dec. 14) Tim Haltigin at Let's Talk Lunar [Video]. YouTube.

Tillman, N.T. and Dobrijevic, D. (2022, Jan. 20) How Long Does it Take to Get to Mars?. Space.