Explorer les STIM à la maison

Explorer les STIM à la maison

La science est partout. Nul besoin d’un laboratoire sophistiqué pour l’enseigner. En fait, une cuisine peut devenir une salle de cours. Avec les bons ingrédients, les enfants peuvent apprendre à faire flotter un œuf, à faire danser des raisins secs dans une boisson gazeuse ou à construire une structure en guimauves capable de supporter un certain poids. 

Ce sont là quelques-unes des activités et ressources de La science dans votre cuisine, une série de ressources pédagogiques de Parlons sciences conçues pour apprendre comment enseigner avec de la nourriture. Ces ressources pédagogiques font partie des nombreuses gammes offertes sur la page Les STIM à la maison, soit une des solutions que propose Parlons sciences pour combler les besoins des familles pendant cette année de bouleversements dans le monde de l’éducation.

À la fin mars et au début avril 2020, Parlons sciences a interrogé les parents et le personnel enseignant pour connaître leurs besoins pendant la pandémie.

Les parents cherchaient des moyens pour favoriser l’apprentissage chez leurs enfants tout en conciliant leur vie professionnelle et familiale. Ces parents étaient surtout intéressés par des activités de courte durée que les enfants peuvent réaliser seuls. Beaucoup voulaient des activités interactives (comme des jeux et des expériences) et des moyens pour faire interagir les enfants avec des pédagogues ou autres
spécialistes.

Au même moment, le personnel enseignant était déjà en contact avec les élèves et leur faisait parvenir des ressources. Or, les enseignants et enseignantes cherchaient aussi des activités pratiques de courte durée à proposer à leurs élèves à la maison.

Tirer avantage des plateformes en ligne

Étant donné la suspension des programmes en personne, Parlons sciences a élargi son offre en ligne à l’intention du personnel enseignant, créé de nouvelles occasions d’apprentissage pour les jeunes et lancé une toute nouvelle section sur son site Web pour les familles.

étudiante sur tablette

La page Les STIM à la maison a donné aux parents et aux personnes qui s’occupent d’enfants des moyens efficaces pour inciter les jeunes à explorer les STIM. Cette initiative a permis aux jeunes de découvrir des activités pratiques et de les réaliser au moyen d’articles ménagers courants, de regarder de stimulantes séries Web et vidéos classées par sujet et de prendre part à des concours cool aux yeux des jeunes.

Après avoir écouté les besoins des parents (et autres personnes s’occupant d’enfants), Parlons sciences a lancé un bulletin d’information hebdomadaire qui propose des activités pratiques et des ressources à plus de 900 destinataires. Les activités sur le site Web ont été regroupées par groupes d’âge et par thèmes qui intéressent les familles, comme l’espace et les dinosaures.

Plus de 50 partenaires ont fait la promotion des ressources de la page Les STIM à la maison, notamment des gouvernements, des conseils scolaires, des associations d’enseignants et d’enseignantes et des groupes communautaires et postsecondaires. Plusieurs des organismes bienfaiteurs financiers de Parlons sciences ont également fait connaître la page Les STIM à la maison auprès de leur personnel. 

Élargir les partenariats

En s’appuyant sur ses nombreuses collaborations déjà établies, Parlons sciences a pu offrir encore plus de nouvelles ressources d’apprentissage.

Par exemple, un partenariat a permis la diffusion de la websérie The Solutioneers (produite par Shaftesbury, qui avait déjà produit la série Emerald Code). La série The Solutioneers met en vedette un groupe de jeunes filles de 12 ans qui utilisent la programmation, la robotique et la technologie dans leur vie quotidienne. Les émissions sont motivantes et habilitantes puisque les filles travaillent ensemble pour changer le monde en misant sur les STIAM, soit les sciences, la technologie, l’ingénierie, les arts et les mathématiques. La série a en outre été bonifiée par quelques vidéos d’accompagnement. Une d’elles est intitulée Future Minds et présente de vrai/e/s jeunes effectuant de la recherche scientifique. Une autre, MakerSpace, encourage la robotique à la maison. (Ces contenus sont tous en anglais seulement.)

Parlons sciences a également fait équipe avec les chaînes Exploring By The Seat of Your Pants, qui produit des vidéos d’excursions, The Tech Bandits, qui explore la technologie, le bidouillage et la fabrication d’objets robotisés et The STEAM Sisters, qui présente des aventures hebdomadaires (tous en anglais seulement). On peut accéder à ces chaînes sur notre nouvelle page de partenaires en STIAM.

Le Défi Parlons sciences fait le virage en ligne

Tout ce qui braque les projecteurs sur les STIM au-delà de la salle de cours aide les enfants à mieux comprendre l’importance des sciences dans la « vraie vie » et au travail. À ce propos, le Défi Parlons sciences aide les jeunes à faire le lien entre les STIM et tout ce qui nous entoure, tout en rehaussant leur culture scientifique.

Deux douzaines de Défis Parlons sciences en anglais et trois en français ont dû être annulés à cause de la COVID-19.

étudiante sur ordinateur

Ces concours en personne ont été transformés en une série d’activités et de concours de conception et d’ingénierie en ligne à l’intention des élèves de la 5e  à la 8e  année (2e  secondaire). 

« Je tenais à prendre quelques minutes pour vous remercier encore une fois, vous et votre équipe, d’avoir déployé des efforts aussi formidables en vue de produire le Défi Parlons sciences en ligne », a écrit Carrie Agapie, parent de deux filles qui ont participé au Défi en ligne en français. « Le programme a réussi à rendre l’apprentissage des sciences amusant. Vous avez su retenir l’attention des enfants et leur donner l’envie de revenir, semaine après semaine, tout en les encourageant à cultiver leur amour et leur appréciation des sujets liés aux STIM. »

Pendant huit semaines au printemps, 400 à 550 jeunes ont participé aux activités hebdomadaires en ligne. Celles-ci ont compris un jeu-questionnaire survolté sur les STIM et un concours d’ingénierie en lien avec le thème du jeu-questionnaire qui a invité les élèves à montrer leurs créations scientifiques. Cette édition en ligne a attiré des élèves de régions qui n’étaient pas desservies dans le passé, lorsque les activités étaient en personne.

« J’aime l’énergie et l’enthousiasme envers la science qui sont si manifestes chez les présentateurs et présentatrices, et qui se transmettront tout probablement à la prochaine génération », a affirmé Carrie Agapie. Les questions d’enquête interactives, les comptes à rebours visuels et les transitions sur plateau de jeu ont été des facteurs importants pour rendre les activités intéressantes et garder les élèves captivés. »

À la demande des participants et participantes, le défi hebdomadaire s’est transformé en une série estivale intitulée Creuse-méninges. Parlons sciences examine actuellement des façons d’offrir un défi en ligne dans les années à venir afin de servir ce nouvel auditoire élargi.

Le Défi Parlons sciences a ainsi compris une quarantaine de quiz, de concours d’ingénierie et de jeux-questionnaires Creuse-méninges d’été auxquels se sont inscrits près de 5 600 jeunes.

Concours sur les carrières

Au printemps, des élèves de la 5e à la 12e  année (fin du secondaire) ont été mis au défi de proposer une carrière d’avenir pour la prochaine vidéo « C’est un vrai métier! ». Pour lancer le concours, Parlons sciences a conçu une vidéo promotionnelle qui contenait des extraits de la série « C’est un vrai métier! » (comme la conception d’organes 3D et l’ingénierie en robotique) et encourageait les jeunes à sortir des sentiers battus pour réfléchir à leur propre idée d’une carrière d’avenir. Cette vidéo a été visionnée plus de 2 millions de fois.

Alixandria - la gagnante

Les carrières imaginées dans le cadre du concours « C’est un vrai métier! » ont compris la conception de cellules souches, la gestion de déchets spatiaux et la conception de planètes. Le grand prix a été remporté par Alixandria Casullo, une élève de 5e  année de Richmond Hill (Ontario), qui a proposé le poste de spécialiste-conseil en éthique de l’intelligence artificielle.

« Cette personne examinerait des codes et déterminerait s’il y a présence de partis pris. Dans le futur, on utilisera beaucoup de robots et d’IA », a dit Alixandria.

À l’école, la jeune fille aime l’astronomie et la programmation, et elle comprend que la science peut entrer en jeu dans n’importe quel travail, actuel ou imaginaire. « On ne sait jamais quel emploi on aura, alors il est important de tout savoir », a-t-elle ajouté.

Parlons sciences transformera la proposition d’Alixandria en une vidéo « C’est un vrai métier! » et l’utilisera dans une campagne de marketing nationale pour inciter plus de jeunes à penser leur avenir autrement.

Ces emplois liés aux STIM ne sont pas de la science-fiction. Ce sont de vrais emplois, ou le seront bientôt. Parlons sciences trouve sans cesse de nouvelles façons pour amener les jeunes à réfléchir aux carrières en STIM ainsi qu’à leur avenir.