David Charest | Directeur du développement sectoriel

David Charest

Directeur du développement sectoriel

Genome BC

Secteur : Sciences de la santé

Lieu de naissance : ON

Emplacement : BC

Éducation : Université

Type : Profil de carrière

Sujets :

Biologie, Sciences

David Charest | Directeur du développement sectoriel
David CharestDirecteur du développement sectoriel
Ce qui me motive

Voici ce qui me motive : le travail que je fais aide les autres à améliorer le monde. Je travaille pour un organisme qui favorise des partenariats entre personnes intelligentes provenant de la Colombie-Britannique, du Canada et du monde entier. Ainsi, nous finançons des projets de recherche qui auront des bénéfices sociaux ou économiques. J’ai l’occasion de travailler avec des chercheurs, des entreprises, des instances gouvernementales, des autorités de la santé et des groupes sectoriels pour élaborer des projets qui feront du monde un endroit meilleur. J’ai des collègues formés en finances, en droit, en communications et en relations gouvernementales. Au fil des ans, ces personnes m’ont appris plein de nouvelles compétences.

Ce qui me motive
Mon parcours est

Comme beaucoup de jeunes au Canada, j’ai terminé mes études secondaires. À l’époque, j’ai occupé différents emplois d’été et de fin de semaine dans les domaines de la démolition, de la construction et du camionnage. Ces expériences de travail manuel m’ont fait réfléchir sur les façons dont je pourrais mieux me faire valoir intellectuellement.

Même si de nombreux membres de ma famille élargie n’avaient jamais terminé l’école secondaire, voire l’école primaire, une formation universitaire me semblait être la voie à suivre. C’était un territoire inconnu pour moi et ma première année à l’université a été désastreuse. Je ne disposais ni des ressources financières ni du réseau de soutien nécessaires. Pourtant, je ne me suis pas laissé décourager et j’ai connu un meilleur succès l’année suivante. Je me suis inscrit dans un programme de kinésiologie afin de pouvoir suivre un cours de génétique. Ce cours a complètement changé ma façon de voir l’influence des gènes et des protéines sur la vie.

En deuxième année, j’ai participé à un programme d’alternance travail-études. Ma demande a failli être refusée, car d’autres étudiants avaient de meilleures notes. Mais j’ai persisté et j’ai obtenu mon premier emploi dans un laboratoire de chimie organique où on étudiait la structure des phéromones des papillons de nuit. (Les phéromones sont des molécules de communication qui influencent le comportement des animaux.) J’ai également trouvé un emploi à temps partiel dans un laboratoire de génétique où j’ai mené un projet de recherche individuel. Celui-ci a évolué vers un projet de spécialisation dans le cadre de mon baccalauréat. Plus tard, j’ai fait publier les résultats dans une revue scientifique renommée en génétique.

Au total, mes études de premier cycle ont duré cinq ans et demi. Ensuite, j’ai travaillé comme technicien de recherche dans un laboratoire universitaire pendant trois ans, ce qui m’a permis de faire une pause dans mes études, de rembourser mon prêt étudiant et de réfléchir aux prochaines étapes dans mon cheminement professionnel. Je travaillais dans un laboratoire de biologie moléculaire et de biochimie où j’étudiais la transduction du signal (la transmission de signaux de l’extérieur à l’intérieur d’une cellule). Grâce à mon ardeur au travail, mon indépendance, mon esprit analytique et ma capacité à résoudre des problèmes (des compétences qu’on développe tout au long de son cheminement scolaire), j’ai eu de nombreuses occasions de mener des projets de recherche sans trop devoir m’occuper de la gestion de laboratoire, comme l’achat et l’entretien des équipements.

Après ces trois années, j’ai enfin décidé de faire un doctorat dans le même laboratoire. Je travaillais dans un domaine très compétitif. Les grandes revues scientifiques publiaient régulièrement des articles sur des sujets de recherche semblables au mien. Je posais donc de bonnes questions, mais d’autres chercheurs réussissaient à trouver les réponses avant moi. J’étais têtu et j’ai pensé qu’en travaillant fort, je pourrais rivaliser avec de plus grands laboratoires. Mais au cours de mes études doctorales, j’ai appris l’importance de la collaboration. J’ai constaté que l’archétype du scientifique travaillant seul dans son laboratoire était désuet et improductif. De nos jours, les recherches scientifiques se poursuivent à l’échelle mondiale et on peut créer des partenariats avec des chercheurs partout dans le monde.

Une fois mon doctorat terminé, j’ai décidé de ne pas devenir professeur. J’ai toujours eu un intérêt pour la résolution de problèmes et en travaillant pour une entreprise de biotechnologie qui cherchait à mettre au point des médicaments contre le cancer ou la maladie d’Alzheimer, je pouvais avoir un impact positif sur la vie de quelqu’un. Mon poste actuel exige également de bonnes aptitudes en communication et une capacité à travailler en équipe et à développer des partenariats. Tout cela rend le travail encore plus gratifiant, car je peux partager mes réussites et mes difficultés avec des collègues et des partenaires qui ont cette même passion pour le travail.

Mon parcours est
Mon conseil aux autres

Prends des risques et sois ouvert à de nouvelles possibilités. Par exemple, n’hésite pas à suivre un cours ou à poser ta candidature pour un emploi en dehors de ton domaine d’intérêt. L’expérience pourrait réorienter ton cheminement de carrière ou te montrer une nouvelle approche à un problème que tu dois résoudre. De nos jours, les recherches scientifiques et le développement de nouvelles technologies exigent une grande diversité de compétences et de connaissances.

Mon conseil aux autres
Comment j'affecte la vie des gensLa génomique (l’étude des gènes) et la protéomique (l’étude des protéines) sont au même stade que l’étaient le téléphone mobile et l’Internet il y a 20 ou 30 ans. Jusqu’à récemment, les technologies génomiques étaient utilisées uniquement dans les laboratoires universitaires. Mais les coûts associés à l’utilisation de ces technologies diminuent rapidement, ce qui permet maintenant de les appliquer ailleurs. Par exemple, en diagnostiquant des maladies à l’aide de tests génétiques, les médecins peuvent fournir de meilleurs traitements aux patients, dont l’état s’améliore de façon encourageante. Par ailleurs, grâce aux technologies génomiques, les phytogénéticiens peuvent développer de nouvelles variétés de cultures qui s’adaptent mieux aux changements climatiques ou découvrir des microbes (bactéries) capables de décomposer les contaminants sur terre et dans l’eau. Aujourd’hui, des entreprises offrent des tests d’ADN permettant d’identifier vos ancêtres. C’est vraiment cool! Comment j'affecte la vie des gens En dehors du travail je

Différentes habitudes de vie favorisent la réussite sur le plan professionnel. Avant tout, je dois maintenir de bonnes relations avec mes amis et les membres de ma famille. Des activités physiques quotidiennes (vélo, course, basketball, etc.) aident à compenser le travail de bureau. Pour maintenir un bon équilibre mental, me libérer l’esprit et recharger mes batteries, je dois passer du temps dans la nature à faire de la randonnée, du kayak ou du ski. J’aime aussi assister à des concerts de musique africaine, folk, francophone, jazz ou rock. Cette musique hors du commun aide à me distraire et à me dépayser un peu.

En dehors du travail je
Ce que je fais au travail

À ce stade de ma carrière, je ne me spécialise pas dans un domaine de recherche scientifique précis. Mais même si je ne travaille pas dans un laboratoire, ma formation en recherche me permet de comprendre comment les scientifiques tentent de résoudre des questions à travers la recherche fondamentale ou appliquée. Le matin, il peut m’arriver de lire un projet de recherche sur les abeilles pour ensuite passer l’après-midi à travailler avec un chirurgien qui traite les patients atteints de cancer. En d’autres termes, je dois savoir un peu de tout, plutôt que connaître en profondeur un petit nombre de sujets.

Il m’a fallu beaucoup de temps pour réaliser que mon diplôme et ma formation en recherche pouvaient me permettre d’aborder d’autres domaines scientifiques. Après mon doctorat, j’ai choisi de travailler en biotechnologie. D’autres ont poursuivi leur rêve de travailler dans une université. Présentement, je travaille avec Genome BC, qui fait partie du réseau de Génome Canada. Nous cherchons à appuyer le développement économique. Nous voulons investir dans des projets où on utilise de nouvelles technologies qui auront un impact positif sur des secteurs comme l’agriculture, la santé, la foresterie et l’exploitation minière. Je me concentre sur la création de partenariats qui rassemblent des experts provenant des secteurs privé et universitaire. Ces partenariats permettent de mieux saisir les occasions et relever les défis associés à la création de nouveaux produits et services. À long terme, ces produits et services peuvent améliorer la qualité de vie et créer de nouveaux emplois.

Ce que je fais au travail
À propos de moi

Je suis né/j’ai grandi à : À Hamilton (Ontario), au Canada.

J’habite désormais : À Vancouver (Colombie-Britannique), au Canada.

J’ai complété ma formation ou mes études à : J’ai obtenu un baccalauréat spécialisé en sciences de l’Université Simon Fraser et un doctorat de l’Université de la Colombie-Britannique.

À propos de moi

Quand j'étais

Durant mon parcours scolaire, j'appréciais les sujets suivants :
  • Commerce et économie
  • Sciences
Durant mon parcours scolaire , je me décrirais comme une personne qui :
  • Aimait travailler seul
  • Aimait aider les autres
  • Aimait travailler de ses mains
  • Aimait avoir la liberté d’explorer ses idées
  • N’était pas certaine de ce qu’elle voulait faire plus tard
  • Était motivée par le succès
  • Aimait recevoir des instructions précises
  • Participait à des activités telles la pêche, la cueillette de petits fruits et la chasse
  • Organisait des activités pour ses amis

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