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Audrey Le Pioufle

Élève-officier
Garde côtière canadienne
Audrey Le Pioufle | Élève-officier
Audrey Le Pioufle | Élève-officier

À propos de moi

Je suis né/j’ai grandi à : Je suis née à Longueuil, Québec, Canada ; j'ai grandi à Mont-Saint-Hilaire, puis à McMasterville, QC, Canada, jusqu'à l’âge de 18 ans.

J’habite désormais : Ma résidence est à Gatineau, QC, Canada; mon travail est en Nouvelle-Écosse jusqu'à ce que je termine le programme des officiers de pont.

J’ai complété ma formation ou mes études à : J'ai obtenu un diplôme en sciences pures et appliquées au Collège Édouard-Montpetit de Longueuil, un baccalauréat en géologie à l'UQÀM et une maîtrise en géologie à University of Victoria. Présentement, je fais un doctorat en sciences de la terre à l'INRS et un DESS en santé mentale à la TÉLUQ. J'étudie également au Collège de la Garde côtière canadienne en Nouvelle-Écosse.

Ce que je fais au travail

Pour le moment, je suis des cours en navigation et une formation pratique sur les navires de la Garde côtière canadienne. Tous les jours durant les sessions de cours, je dois aller aux cours qui se déroulent de 8 h à 17 h. Après quelques mois d'études, nous partons également en stage pendant 8 mois sur un navire, puis nous revenons poursuivre les cours en classe. Il y a deux stages de 8 mois durant le programme de 4 ans. 

Les cours demandent d'avoir une certaine aptitude en sciences (physique, mathématiques, géométrie), quoiqu’il ne s’agit pas d’un programme universitaire dans ces domaines. On doit posséder des aptitudes de logique et de raisonnement pour résoudre des problèmes. Toutefois, le programme ne requiert pas d'excellentes aptitudes et capacités. Un simple intérêt pour le domaine de la navigation mènera au succès garanti. Au cours de ma formation pratique, j’utilise l'équipement des navires, et pendant les cours, j’utilise un simulateur pour apprendre à piloter un navire. Le simulateur permet de se mettre dans des situations précises et d'apprendre le métier. Mon cheminement en STIM m'a aidé à structurer ma pensée et à apprendre à raisonner à partir d'un problème. En STIM, il existe bien souvent un raisonnement précis et cohérent qui permet de conclure ou de trouver une solution. J'ai développé un esprit critique qui me permet de bien évaluer les problèmes et les situations. Je crois que l'éducation en STIM aide à apprendre à réfléchir. 

Le travail en équipe est quotidien. C'est l'aspect le plus difficile, surtout quand on n’a pas d'affinités avec certains collègues ou quand on a des cultures ou façons de penser différentes. Les interactions se font lors du pilotage du navire et lors de tâches connexes. Durant le programme, la plupart des cours et travaux sont individuels ; cependant, lors des stages ou de la pratique sur les navires, nous passons des journées entières avec nos collègues. Il faut savoir s'entraider sur un navire pour arriver à bon port. Sur les grands navires, on doit établir une bonne communication avec le timonier (celui qui manie la roue du navire), avec les matelots et avec les autres membres du personnel. Travailler sur un navire est un grand défi puisqu'on cohabite avec des personnes ayant des expériences et des backgrounds différents. Il faut s'adapter, quoique certaines personnes aient leur routine. L'acceptation de l'autre et le respect est primordial aux bonnes relations de travail. La vie sur les navires peut être très difficile puisqu'on doit passer plusieurs jours, voire un mois complet, à bord. Si on est proche de sa famille, cela peut être difficile. 

L'anglais est régulièrement utilisé dans le milieu maritime, mais il n'est pas obligatoire d'être bilingue pour naviguer. Cela peut aider si on a à communiquer avec un autre navire qui provient du Canada anglais ou d'un autre pays. Pour ma part, je suis parfaitement bilingue, étant donné que j’ai étudié dans l'Ouest canadien pendant 5 ans et demi. Pour le moment, je n'ai pas à prendre de décisions, mais les officiers de pont doivent prendre les bonnes décisions pour bien piloter le navire en fonction des autres navires aux alentours et des obstacles rencontrés. Il faut pouvoir réfléchir correctement dans des situations stressantes qui peuvent potentiellement affecter tous les membres de l'équipage du navire.

Mon parcours

Je n'avais pas cette carrière en tête lorsque j'étais au secondaire, quoiqu’un programme en navigation m'ait intéressé lors de mes choix de programmes au CÉGEP. Comme je voulais étudier longtemps et aller à l'université, à ce moment je ne pensais pas être prête pour un tel programme. Je voulais aller à l'université. À l'université, je pensais aux programmes de météorologie, de géologie et d'océanographie. Je me suis dirigée vers la géologie. J'aimais le côté "plein air", l'environnement et les sciences de la terre. J'ai fait un diplôme en sciences pures et appliquées au Collège Édouard-Montpetit de Longueuil, un baccalauréat en géologie à l'UQÀM et une maîtrise en géologie à University of Victoria.  Je fais présentement un doctorat en sciences de la terre à l'INRS et un DESS en santé mentale à la TÉLUQ. J'étudie également au Collège de la Garde côtière canadienne en Nouvelle-Écosse. 

Durant mon parcours, j'ai aussi étudié la criminologie et les sciences sociales (travail social, psychologie). J'ai effectué des stages dans le milieu minier, mais je n'ai pas trouvé ma place dans les compagnies minières. Je ne me voyais nullement là. C'est pourquoi j'ai fait de longues études ; je voulais aller en recherche et voir comment c'était. Les chercheurs m'ont beaucoup impressionnée durant mes études de bac. Au début, je m'étais orientée vers les ressources minières - l'exploration et l'exploitation - mais je me suis toujours questionnée sur ce choix puisque je ne me reconnaissais pas dans les stages. Durant ma maîtrise j'ai longuement pensé à aller en environnement, bien que ma maîtrise n'ait pas été dans ce domaine. J'ai finalement fait le saut en environnement en 2017, 10 ans après mes débuts en géologie. Je travaille maintenant pour mon doctorat sur un projet de gestion des résidus miniers afin de protéger l'environnement et de respecter les normes environnementales liées à la qualité des effluents miniers. Personne ne m'a influencée vers une carrière plutôt que vers une autre. Je suis mon cœur et mes passions qui changent au gré des saisons. 

Mon cheminement professionnel au sein de la Garde côtière est ardu puisqu'il s'agit d'un milieu rigide et peu flexible. Mes deux premières années à la Garde côtière ont été difficiles pour moi. J’étais une femme travaillant dans un milieu majoritairement masculin. Cela a créé des défis qu’il m’a fallu surmonter. J’ai travaillé à améliorer ma confiance en moi et à apprendre à m’affirmer. Quand quelqu’un faisait un commentaire ou avait un geste que je considérais blessant ou irrespectueux, je le lui faisais remarquer et exprimais que cela me dérangeait. C’est un problème qu’on retrouve dans beaucoup de milieux professionnels. Il faut apprendre à se défendre et à mettre des limites.

Ce qui me motive

J'adore naviguer, cela a été mon rêve de ces 7 dernières années. Les aspects les plus intéressants sont la découverte de nouveaux paysages, de nouveaux métiers et de façons de vivre ainsi que la navigation en général, lorsqu'on est entouré par des gens qui nous soutiennent et croient en nous. J'apprécie la formation gratuite de la Garde côtière qui me permet de réaliser un rêve sans stress ni tracas financier. Je ne crois pas qu'il y ait une carrière idéale pour moi. Je suis mon cœur et mes désirs du moment et c'est comme ça que je navigue dans la vie. Ces 12 dernières années, mes passions, mes intérêts, mes capacités et mes aptitudes ont grandement évolué, ce qui me permet de découvrir des choses qui ne m'intéressaient guère il y a 10 ans. J'aime avoir la liberté de pouvoir essayer de nouvelles passions, et ce même après un long parcours académique.

Apprendre est une source de vie et de motivation et je crois que je vais toujours chercher à me perfectionner et à apprendre des choses qui me feront grandir en tant que personne. Je ne suis pas carriériste, je suis mes passions qui évoluent avec le temps. En ce moment, c'est ma passion pour la navigation qui me rend heureuse. Dans le futur, j'aimerais pouvoir continuer à découvrir d'autres aspects du métier.

Comment j’influence la vie des gens

Ma carrière a de l'importance pour moi puisqu'elle me permet de réaliser un rêve, celui d'apprendre à naviguer. Elle est aussi importante pour les autres puisque les opérations de la Garde côtière (balisage, déglaçage, recherche et sauvetage) sont essentielles à un bon trafic maritime au Canada. Par exemple, lorsque les glaces sont présentes, les brise-glaces sont essentiels pour que les navires marchands puissent arriver à destination et ravitailler un village éloigné ou une ville. Également, la Garde côtière s'occupe des opérations de recherche et sauvetage en mer dans les eaux canadiennes et assistent donc les navires en détresse. La Garde côtière a aussi le mandat de s'occuper de l'entretien et du remplacement des bouées qui facilitent le trafic maritime.

En dehors du travail, je

Pour m'amuser, j'aime tricoter et faire du crochet. J'aime aussi coudre et faire du tissage. J'aime confectionner de nouveaux vêtements. Je vais aussi devenir maman en février 2019; je serai donc très occupée avec mon enfant. Je tente de m'impliquer dans Parlons sciences le plus possible, lorsque mon emploi du temps le permet. J'ai écrit quelques articles sur CurioCité et j'ai fait un grand nombre de visites en milieu scolaire depuis 2011. Je ne suis pas très sportive, alors je ne pratique pas de sport en ce moment.

Mon conseil aux autres

Suivez toujours vos rêves, peu importe les obstacles qui se dressent sur le passage. Il ne faut jamais laisser les autres détruire vos rêves. Ayez confiance en vous et persévérez dans l'adversité.

Durant mon parcours scolaire, j'appréciais les sujets suivants :
  • Mathématiques
  • Sciences
  • Technologie
Durant mon parcours scolaire , je me décrirais comme une personne qui :
  • J'ai aimé faire les choses moi-même
  • A été motivé par le succès
  • A aimé recevoir des instructions spécifiques
  • Senti une grande satisfaction d'avoir de bonnes notes
  • Je ne savais pas trop ce que je voulais faire
  • A aimé démonter les choses pour voir comment elles fonctionnaient
  • Mieux appris en faisant

Explorez les profils de carrière

  • Hayleigh Conway

    Hayleigh Conway (elle)

    Technicienne en géomatique

    Je crée des cartes qui nous permettent de mieux répondre aux questions sur la santé de l’environnement dans l’Arctique de l’Ouest.
  • Jim Wei

    Jim Wei

    Associé système d’information géographique

    J’utilise des logiciels de cartographie en ligne et des compétences en programmation pour aider à résoudre des problèmes concrets dans les secteurs de l’environnement et de la santé.
  • Portrait de Graham Ballachey

    Graham Ballachey

    Vice-président de l’ingénieri

    Je gère et supervise tous les travaux d’ingénierie pour une entreprise de développement de mines de lithium. Je contribue également à la planification stratégique et à la commercialisation.
  • Dr. Jackie Dawson faisant des recherches sur le terrain sur l'île Beechy, Nunavut.

    Jackie Dawson (Elle/iel)

    Professeure et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’environnement

    Je travaille avec de grandes équipes académiques, des détenteurs de savoirs inuits et ceux et celles qui prennent des décisions pour comprendre les risques et les solutions des changements environnementaux.
  • Amanda McCallum

    Amanda McCallum

    Géologue, spécialiste en communication, entrepreneure

    Je suis une géologue prospectrice, une spécialiste de la communication scientifique et une propriétaire d'entreprise.
  • Chris Derksen en train de faire ses recherches sur le terrain en Arctique.

    Chris Derksen (il/lui)

    Chercheur scientifique en climatologie

    J'utilise des données satellitaires et des modèles climatiques pour comprendre l'impact des changements climatiques sur la neige et la glace au Canada.
  • Linda Duncan

    Linda Duncan

    Métallurgiste principale exécutive

    Linda Duncan est métallurgiste principale exécutive, Teck Resources Limited
  • Caroline Richard - Engineer in the mining industry

    Caroline Richard

    Ingénieure en Géotechnique

    Je travaille dans le domaine minier, en particulier sur la gestion des résidus générés lors de l'extraction de minerai.
  • Karen Stewart

    Karen Stewart

    Directrice des systèmes d'information (DSI)

    Karen Stewart est la directrice des systèmes d'information (DSI) pour la ville de Maple Ridge
  • Peter Visscher devant un tableau blanc

    Peter Visscher

    Directeur général, Développement de véhicules robotisés

    Je travaille avec mon équipe pour développer des véhicules robotiques extrêmes conçus pour fonctionner hors route et hors planète.
  • James Palcik sur un bateau avec un énorme doré

    James Palcik

    Directeur général et directeur de la sécurité, de la conformité et de l'éducation

    James Palcik est le directeur général et directeur de la sécurité, de la conformité et de l'éducation chez FLINN Scientific Inc.
  • Gillian Savage-Knight

    Gillian Savage-Knight

    Conseillère en relations extérieures

  • Max Salman aux commandes d'un avion.

    Max Salman

    Chercheur

    Je me pose des questions sur les éléments qui n'ont pas encore de réponses.
  • Lisa Phiri dans une mine souterraine

    Lisa T. Phiri

    Géologue des mines

    J'examine les roches d'une mine souterraine pour déterminer la quantité et l'emplacement de l'or.
  • Lesley Hymers à côté d'une pépite de cuivre géante à l'extérieur du musée McBride, à Whitehorse, au Yukon.

    Lesley Hymers

    Responsable, programmes d'éducation et de sensibilisation

    Je travaille pour une organisation qui dispense des ressources éducatives sur les sciences de la Terre et les ressources minérales.
  • Ashley Noseworthy avec l'océan derrière elle

    Ashley Noseworthy

    PDG et fondatrice

    Je possède et dirige un cabinet de conseil en environnement qui aide les entreprises à réduire leur pollution sonore sous-marine.
  • Edwin Makkinga

    Edwin Makkinga

    Directeur, Politique climatique

    Dans mon travail, j'examine les risques et les opportunités des politiques publiques liées au climat et la façon dont Enbridge peut faire partie de la solution à la crise climatique.
  • Patty Simpson

    Patty Simpson (elle)

    Coordonnatrice en environnement

    En tant que responsable du département Environnement d'une mine d'uranium, mon équipe doit s'assurer que la mine ne pollue pas le milieu environnant en surveillant l'état de l'air, de l'eau, des plantes et des animaux autour du site de la mine.
  • David Harris

    David Harris

    Directeur des projets spéciaux en ressources humaines

  • Martin Bush

    Martin Bush

    Expert-conseil en climatologie

    Martin Bush travaille sur les politiques et les actions relatives aux changements climatiques et aux énergies renouvelables.