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L’histoire d’Isabel : trouver un sentiment d’accomplissement et une carrière dans la sensibilisation aux sciences

2014-10-17 | Nos histoires, Our Stories

Isabel - bénévolatIsabel Deslauriers a commencé à faire du bénévolat pour Parlons sciences quelques semaines après le début de ses études supérieures à l’Université McGill. « Quand j’ai vu l’affiche de Parlons sciences dans le corridor, je n’en croyais pas mes yeux — c’était l’occasion idéale pour moi ! », dit-elle.

Au secondaire, Isabel avait participé activement au mouvement scout, mais elle a dû abandonner ses activités bénévoles quand elle a commencé ses études collégiales parce que les déplacements et la charge de travail lui prenaient beaucoup de temps. À McGill, elle se sentait le besoin de nouveaux défis. « J’étais prête à recommencer à faire du bénévolat auprès des jeunes et à partager mes nouvelles connaissances en sciences et en ingénierie », explique Isabel.

Elle a commencé par animer une activité sur les fusées pour une classe de 6e année. « En fixant la date de la visite avec l’enseignant, je me souviens de m’être demandée si j’étais vraiment à la hauteur du défi. Est-ce que j’avais vraiment le temps pour ce genre d’activité ? Je me souviens m’être dit que je ne le saurais jamais si je ne l’essayais pas. Ce que j’ignorais, c’est que cette activité allait changer ma vie. »

Les élèves ont posé une foule de questions sur les fusées et pas moins du tiers d’entre eux ont levé la main quand elle a demandé si les élèves prévoyaient être parmi la prochaine génération d’astronautes canadiens. Elle était conquise ! « Je savais que j’étais tombée, avec Parlons sciences, sur un organisme dont le tout était plus grand que la somme de ses parties. »

En poursuivant ses études, Isabel réfléchissait souvent sur la déconnexion entre le monde académique et ce qu’on appelle « le monde réel ». Même si les institutions scientifiques se trouvaient souvent en plein milieu de grands centres urbains, elle trouvait qu’elles étaient très éloignées de la communauté.

« Je ne voulais pas que les gens soient intimidés par mon diplôme. Je voulais qu’ils me posent des questions et que nous réfléchissions ensemble aux réponses. J’ai rapidement découvert que mon implication avec Parlons sciences me donnerait la chance de tremper mes mains dans des matières visqueuses et de transformer mon sous-sol en quartier général d’un club de robotique pour les jeunes. »

Pendant qu’Isabel développait ses talents en tant que bénévole et ensuite comme coordinatrice du site Sensibilisation Parlons sciences à l’Université McGill, elle a commencé à se rendre compte que son intérêt pour ces activités n’était peut-être pas passager. « J’ai découvert que ma passion pour la sensibilisation aux sciences était une dépendance permanente ! s'exclame-t-elle. J’avais trouvé ma place dans ce qui semblait être l’interface entre le monde scientifique et le monde réel. J’espérais pouvoir montrer aux jeunes qu’il s’agissait d’une seule et même chose. »

Ses objectifs de carrière se sont réorientés de l’obtention d’un poste académique axé vers la recherche à un rôle actif dans la sensibilisation aux sciences. Vers la fin de ses études supérieures, elle a vu que Parlons sciences était à la recherche d’un coordinateur national adjoint pour son programme de sensibilisation. Encore un fois, le moment était bien choisi.

« J’ai posé ma candidature pour le poste et je l’ai eu. C’était il y a plusieurs années. Aujourd’hui, je travaille à temps plein comme coordinatrice nationale pour le programme Sensibilisation Parlons sciences et je dirige l’équipe qui soutient plus de 3 500 bénévoles, partout au Canada. J’ai déjà partagé des expériences incroyables avec eux, telles qu’un voyage à des écoles PNMI au nord du Manitoba et au Nunavut, ainsi que la naissance des premiers sites de sensibilisation pleinement francophones à l’Université du Québec à Montréal et à l’Université de Sherbrooke. » Isabel précise que son sous-sol est encore rempli de robots en Lego.

Isabel est la fille d’une enseignante au primaire et d’un physicien. Elle avait toujours hésité entre une carrière de scientifique ou d’enseignante. « Je crois que j’ai une prédisposition génétique pour la sensibilisation aux sciences ! », note-t-elle.

Parlons sciences a la chance de pouvoir compter Isabel parmi ses nombreux employés talentueux et motivés. Un grand nombre d’entre eux, comme Isabel, ont commencé à s’engager avec nous en faisant du bénévolat.