Compétences Canada et Parlons sciences, tous deux tournés ensemble vers l’avenir

Parlons sciences célèbre cinq années de partenariat avec l’organisme national qu’est Skills/Compétences Canada (SCC)! Nous ne sommes pas les seuls à fêter un 25e anniversaire; SCC organise ce printemps ses 25es Olympiades canadiennes des métiers et des technologies à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Tout comme les entités nationale et provinciales/territoriales de cet organisme, Parlons sciences est déterminé à mobiliser les effectifs spécialisés de demain!

Les objectifs de Parlons sciences et de SCC se recoupent en ce qui a trait à la transmission aux jeunes d’information sur les parcours professionnels possibles. L’organisme gouvernemental fait surtout la promotion des métiers spécialisés. Or, bien que ces métiers représentent le bassin d’emplois le plus varié qui soit, les jeunes ne font pas toujours le lien entre l’accès qu’ils peuvent y avoir et une formation en sciences, en technologies, en ingénierie ou en mathématiques (STIM). Pourtant, les programmes de formation de main-d’œuvre qualifiée requièrent ce genre de formation ou font appel aux connaissances et compétences qui s’y rattachent.

« Beaucoup de gens croient que la formation spécialisée est inférieure sur le plan scolaire à d’autres parcours postsecondaires. Or, rien n’est plus faux! », explique M. Craig White, conseiller en matière de programmes d’études chez Parlons sciences et président du conseil d’administration de SCC pour Terre-Neuve-et-Labrador.

« De nombreux cours professionnels requièrent un niveau élevé de connaissances en math ou en sciences. Et, comme tous les secteurs, celui des métiers spécialisés se voit transformé par les technologies. Ceux qui les choisissent doivent avoir des aptitudes en résolution de problèmes et en pensée critique, de même qu’une philosophie axée sur l’apprentissage continu. Les cours et programmes en STIM aident les jeunes à acquérir de telles compétences et attitudes. »

En 2017-2018, avec l’aide de Compétences Canada Ontario et de l’Association des industries de l’automobile du Canada, Parlons sciences a ajouté en ligne au-delà de 100 profils de carrière et 15 entrevues avec des professionnels qualifiés. Dans la foulée de notre engagement à produire des ressources en français, nous avons également ajouté 50 profils et 70 vidéos dans cette langue sur nos pages Web. Au mois d’avril dernier, nous avons aussi travaillé avec Compétence Canada Nouveau-Brunswick pour réaliser cinq nouvelles vidéos de métier qui seront bientôt accessibles dans les deux langues depuis notre site Web.

Qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grand?

Voilà une question que tous les jeunes se font poser. Prises individuellement, leurs réponses déterminent leur parcours, mais prises collectivement, elles pourraient aussi façonner l’avenir de notre pays. Comme nous avons grand besoin que les élèves renforcent leurs compétences en STIM, nous devons les aider à le faire.

Parlons sciences s’est donné pour mission d’aider les jeunes à développer les compétences et attributs dont ils auront besoin pour s’épanouir au fil des décennies de complexité et de changements à venir à l’échelle mondiale. Nos programmes misent sur leur curiosité et établissent des liens essentiels entre les communautés de l’éducation et des STIM. Où que leur itinéraire les mène, les jeunes doivent en effet posséder de bonnes bases dans ces matières.

Devant des portes fermées

Selon nos rapports de la série Pleins feux sur l’apprentissage des sciences :

  • près de 70 % des meilleurs emplois au Canada requièrent dorénavant un certain niveau de connaissances en STIM, mais la majorité des jeunes Canadiens abandonnent leurs études dans ces matières avant d’avoir obtenu leur diplôme du secondaire;
  • moins de 50 % des étudiants obtiennent leur diplôme du secondaire en ayant suivi des cours plus avancés en STIM, et seulement 22 % des jeunes Canadiens expriment un désir marqué de poursuivre leurs études en sciences au niveau postsecondaire.

De nombreux adolescents choisissent leur parcours d’études supérieures en ne réalisant l’ampleur de leur décision qu’au milieu de la vingtaine. Quand vient le temps de s’inscrire à des programmes de formation professionnelle/spécialisée, ils s’aperçoivent trop tard qu’ils n’ont pas l’expérience ou les cours préalables requis pour s’engager sur la voie qu’ils souhaitaient. Près de la moitié des programmes collégiaux et universitaires sont fermés aux étudiants qui n’ont pas assez de crédits en mathématiques ou en sciences.

Les STIM, requises partout

Les dirigeants d’entreprises et d’établissements postsecondaires disent que pratiquement tous les emplois exigent les connaissances et les compétences qu’une exposition aux STIM procure. Les employeurs recherchent non seulement des capacités techniques, mais aussi un ensemble de compétences particulières, comme celles en pensée critique, en résolution de problèmes, en communication et en travail d’équipe, qui aident à propulser leur entreprise par le biais de l’innovation. L’apprentissage des STIM contribue à renforcer ces capacités et compétences.

Le Conseil des académies canadiennes a cerné trois types de compétences en STIM :

  1. les compétences fondamentales — notamment, une capacité de raisonnement, des aptitudes en mathématiques et en résolution de problèmes, ainsi qu’une certaine aisance technologique, toutes importantes quel que soit le métier choisi;
  2. les compétences pratiques — développées dans le cadre d’une formation axée sur les technologies, les sciences appliquées et les métiers;
  3. les compétences avancées — qui permettent de s’engager sur les sentiers de la découverte, de la recherche appliquée et de la mise au point de nouvelles technologies.

Soutien des élèves et des bénévoles

Quel que soit le groupe visé, nos évaluations démontrent que Parlons sciences améliore les attitudes, renforce la confiance et favorise le développement de compétences essentielles. Nous contribuons même à lancer la carrière de certains de nos bénévoles!

« Ça m’a aidée à croître de façons que je n’avais jamais envisagées, raconte Reem Ghaleb, coordonnatrice du site de Sensibilisation Parlons sciences de l’Université de Calgary, en Alberta. J’ai l’impression de gérer une petite entreprise, ce qui est énorme pour une étudiante comme moi! J’acquiers tellement de compétences! Alors que mes camarades ne font que les apprendre théoriquement, j’ai de mon côté la chance de les mettre en pratique! » [traduction]

Aaron Persad, également bénévole du programme Sensibilisation Parlons sciences, mais à l’Université de Toronto, s’est pour sa part inscrit au programme de recrutement d’astronautes de l’Agence spatiale canadienne en 2016!

« Le fait d’avoir été bénévole pour un organisme qui préconise les sciences auprès des jeunes et de la population en général a joué en ma faveur. Parmi les compétences requises pour être astronaute figurent la capacité de travailler en équipe et de motiver d’autres personnes, la débrouillardise, de même que la faculté de communiquer l’importance des sciences… Toutes des aptitudes que j’ai pu développer en donnant de mon temps à Parlons sciences. » [traduction]

Directement et indirectement, une quantité phénoménale et toujours croissante d’emplois requièrent des connaissances scientifiques sous une forme ou une autre, de simples fondements à une compréhension plus approfondie de certaines notions. Et tous les postes exigent le type de penseurs — des personnes analytiques et curieuses, expertes en résolution de problèmes — qu’une exposition aux sciences est susceptible de produire.

Il ne s’agit pas ici de susciter de l’intérêt pour les sciences requises par un parcours professionnel bien défini. Il faut plutôt faire passer l’idée que les connaissances en STIM, en plus d’avoir un impact réel sur la vie quotidienne, s’appliquent de plus en plus à toutes les carrières de l’avenir. S’il est vrai que les technologies transforment les milieux de travail et délogent des travailleurs, elles créent plus d’emplois qu’elles n’en remplacent. Les personnes ayant de solides antécédents en STIM seront à même de profiter de ces nouvelles possibilités.

« Le Canada doit s’efforcer de constituer une solide main-d’œuvre ayant les compétences en STIM susceptibles de contribuer à la prospérité à long terme de notre pays. Or, à la base, ces compétences s’appuient sur une forme ou une autre de littératie scientifique » [traduction], d’affirmer Mme Bonnie Schmidt, Ph. D., présidente et fondatrice de Parlons sciences.

« Nous devons faire part aux jeunes de l’importance des cours en STIM pour leur carrière future, leur fournir des occasions d’apprentissage expérientiel dès leur plus jeune âge et maintenir leur intérêt envers les sciences tout au long de leurs études. Cela prendra de la collaboration entre éducateurs, parents, étudiants et représentants d’entreprises, d’organismes sans but lucratif et d’entités gouvernementales, faisant ainsi en sorte que le Canada jouisse d’un avenir prometteur. » [traduction]

La responsabilité des parents et des conseillers en orientation

La responsabilité de préparer la jeunesse canadienne à s’épanouir sur les plans professionnel et social revient tant aux parents qu’aux autres intervenants de la collectivité, comme les éducateurs, le milieu des affaires, les gouvernements et les organismes sans but lucratif. Ces intervenants doivent en effet sensibiliser les jeunes aux emplois et métiers spécialisés qui leur seront offerts s’ils choisissent de ne pas abandonner les cours secondaires plus avancés en mathématiques, en sciences et en technologies.

« Si vous voulez réussir et atteindre des sommets, quelle que soit la profession ou la discipline que vous aurez choisie, des compétences ou des connaissances de base en STIM ne peuvent que vous aider à prendre un excellent départ », a déclaré M. David Mitchell, président-directeur général du Forum des politiques publiques, dans l’édition de 2013 de notre rapport Pleins feux sur l’apprentissage des sciences.

Les perspectives d’avenir

De nombreux emplois qui sont/seront en grande demande s’appuient fortement sur des compétences en STIM. Selon le Conference Board du Canada, nous aurons besoin au pays d’un million de travailleurs qualifiés d’ici 2020.

« Si seulement 37 % des adolescents canadiens sont intéressés à suivre un cours en sciences au niveau postsecondaire, quel en sera l’impact pour le Canada? », s’est demandé M. Michael Serbinis, président et chef de la direction de la société Kobo et ancien membre de l’équipe canadienne participant à l’Intel International Science and Engineering Fair, dans l’édition de 2012 de notre rapport Pleins feux sur l’apprentissage des sciences.

« Les sciences, les technologies, l’ingénierie et l’enseignement des mathématiques sont beaucoup plus que de simples chiffres; ces disciplines mènent à des carrières stimulantes dans une variété de domaines, elles sous-tendent une économie prospère, sans mentionner qu’elles stimulent la création de nouvelles innovations et l’ouverture vers un chemin parsemé de nombreux succès pour nos enfants. C’est pourquoi qu’en tant que parent, j’espère que par leur imagination, mes enfants contribueront à faire avancer les sciences. Les opportunités de réussite sont infinies. »

La jeunesse d’aujourd’hui, comme l’économie de demain, bénéficiera de l’acquisition de capacités plus approfondies en résolution de problèmes, en pensée critique et en expérimentation. Des expériences en STIM bien pensées sauront favoriser et encourager le développement chez les jeunes des talents, de l’attitude et de l’ingéniosité dont ils auront besoin pour réussir.