Billy Nicoll, bénévole pour Sensibilisation Parlons sciences à Cambridge Bay, au Nunavut

Rachael HemsBilly crée, dans le territoire nordique du Nunavut, une atmosphère ludique dans laquelle les sciences pratiques prennent vie pour les étudiants.

Bénévole pour Parlons sciences depuis : 2 ans

Titre du poste : Gestionnaire des résidences, Collège de l’Arctique du Nunavut

Moment d’inspiration : L’an dernier, nous avons organisé une activité de fin de semaine au Collège de l’Arctique, à Taloyoak, au Nunavut, dont le programme comprenait une expo-sciences, des stations thématiques et une grande marmite de ragoût de caribou. L’activité elle-même s’est très bien déroulée, mais le meilleur moment pour moi s’est produit lorsque nous remballions le matériel : des jeunes sont venus en grand nombre nous remercier pour ces journées agréables, sans avoir été incités par leurs parents ou leurs enseignants.

Activité bénévole favorite chez Parlons sciences : Difficile de trouver mieux que l’activité des « mitaines de saindoux » dans laquelle on utilise du lard comme isolant. Cette activité est très pertinente dans le contexte nordique et fort amusante pour les enfants.

Pourquoi faire du bénévolat pour Parlons sciences? Lorsque j’étais enfant, mon père occupait un poste à l’Université de Waterloo, une chance pour moi, parce que j’ai souvent eu l’occasion de participer à des activités « portes ouvertes » de l’université, des camps de science et des voyages de sensibilisation. J’ai toujours été particulièrement captivé par la combinaison de jeu, d’expérimentation et d’apprentissage qu’offraient ces activités. Je fais du bénévolat pour Parlons sciences parce que c’est agréable de voir des enfants manifester le même genre d’enthousiasme dans mon territoire actuel de résidence au Nunavut.

Fait amusant : Si un jour vous vous trouvez sur l’océan Arctique, observez la luminosité des nuages. Si vous vous déplacez en motoneige et que vous n’avez pas envie de plonger à l’eau, méfiez-vous des nuages noirs à l’horizon. Par ailleurs, si vous êtes à bord d’une embarcation et que vous n’avez pas envie de couler, prenez garde aux nuages très clairs. La luminosité des nuages change selon la réflectivité de la glace et de l’eau libre. Les nuages noirs — que l’on désigne parfois par le nom de « ciel d’eau » — signalent la présence sous eux d’une grande étendue d’eau libre sombre. Les nuages clairs — ou « reflet des glaces » — révèlent que de la glace réfléchissante se trouve en dessous. Il s’agit d’une astuce intéressante dont l’emploi se maintient toujours dans les voyages sur l’océan Arctique. Cela dit, les nuages ne vous indiqueront pas à quel endroit se trouvent les plaques de glace ou les nappes d’eau libre plus petites, ou encore à quel point la glace est mince; il vous faut donc aussi diriger votre regard vers le bas...