Un aspirant astronaute qui sait tirer profit de son travail de bénévole à Parlons sciences

Aaron PersadAaron Persad se souvient du moment exact où il a décidé de devenir astronaute.

Il n’avait que 7 ans lorsqu’il a appris au téléjournal que les astronautes grandissent de quelque 5 cm lorsqu’ils sont dans l’espace. « Et comme, à l’époque, j’avais tellement hâte de dépasser ma grande sœur, ce fait m’a drôlement motivé », déclare Aaron en rigolant. [traduction]

Avec l’âge, les motifs du jeune garçon ont évidemment changé, mais son rêve est resté le même. « J’ai réalisé que pour devenir astronaute, j’allais devoir travailler très fort. C’est un emploi à haut risque où tout peut mal tourner, mais on peut tellement en retirer — c’est si palpitant, quelle expérience! » [traduction]

Travailler fort, c’est bien peu dire. Lorsqu’Aaron a présenté sa candidature à l’Agence spatiale canadienne (ASC) lors de la campagne de recrutement d’astronautes de 2016, il s’est mesuré à non moins de 3 772 autres jeunes comme lui. Tout ce qu’il avait accompli dans sa vie jusque-là allait compter, y compris son travail de bénévole à Parlons sciences.

« J’ai compris que mon bénévolat allait m’aider dans la démarche de sélection. L’ASC connaît bien le nom Parlons sciences, et sait ce que demande la coordination de telles activités. Le fait que je sois bénévole pour un organisme qui cherche à intéresser les jeunes et le public aux sciences a été bien perçu », de raconter le jeune homme. [traduction]

Aaron est devenu bénévole à Parlons sciences en 2013, alors qu’il étudiait au doctorat en génie mécanique, à l’Université de Toronto. En collaboration avec Parlons sciences, l’université organisait une foire scientifique destinée aux élèves du secondaire, et Aaron s’est proposé pour animer une activité pratique sur la robotique. « À mon stand, nous montrions aux jeunes comment programmer des robots pour accomplir des tâches variées. Ils étaient tous très intéressés! » [traduction]

Aaron aussi a beaucoup aimé son expérience. Il a donc continué son travail bénévole pendant quelques années. Et en 2015, il a présenté son activité sur la robotique dans le cadre d’un atelier donné à l’université à l’intention d’enfants d’âges variés. « Les enfants sont toujours si curieux, ils posent tant de questions! Et ils sont habiles! Ils sont capables de réaliser des exercices en sciences et en ingénierie pourtant jugées complexes. » [traduction]

Aaron PersadAinsi, au fil des ans, Aaron a enseigné la joie des sciences à des centaines d’enfants. « J’ai toujours été persuadé de l’importance du mentorat; en enseignant aux autres, on réalise à quel point on comprend bien un sujet, et c’est aussi une belle occasion de transmettre sa passion. » [traduction]

C’est là un grand avantage pour un bénévole dévoué qui adore communiquer son savoir aux jeunes gens. Et lorsqu’il a présenté sa candidature au programme de l’ASC, il a compris que son bénévolat lui serait très bénéfique dans son parcours de sélection.

« Les compétences requises pour devenir astronaute comprennent la capacité de travailler avec les autres et de les motiver; il faut aussi posséder des habiletés multidisciplinaires, être capable d’ingéniosité et de débrouillardise, et savoir démontrer comment les sciences sont importantes et bénéfiques à tous. Or, c’est mon bénévolat à Parlons sciences qui m’a permis d’acquérir toutes ces compétences. » [traduction]

Aaron a certainement eu l’occasion de mettre ses aptitudes en pratique tout au long de l’intense et éprouvante démarche de sélection. Son parcours l’a mené jusqu’à un groupe de 72 finalistes, mais il n’a finalement pas été retenu, pas cette fois. « C’est formidable que j’aie pu me rendre si loin. Mais les autres candidats étaient pleinement qualifiés, et c’est avec beaucoup d’humilité que je repense à cette chance que j’ai eue de côtoyer des pairs si accomplis. » [traduction]

Le jeune homme dit toutefois savoir quels domaines il doit améliorer en vue de sa prochaine candidature au programme. D’ici là, il compte travailler sur sa recherche postdoctorale au laboratoire Sinton, à l’université, et continuer son bénévolat à Parlons sciences.

« Parlons sciences offre aux enfants l’occasion d’apprendre les sciences hors des murs de l’école. Les activités pratiques ont beaucoup plus d’impact que des textes lus dans les livres — elles cimentent l’expérience dans la mémoire des jeunes. Parlons sciences rend les sciences accessibles aux jeunes de tous les âges. » [traduction]

Bien sûr, Parlons sciences ne peut y arriver seul. C’est grâce au financement offert par ses donateurs que l’organisme est en mesure de faire entrer la science, réelle et pratique, dans le cœur et la vie des jeunes. Comme le dit Aaron : « Lorsqu’on investit dans la promotion de l’accès aux sciences, on en retire quelque chose d’incroyable. Les enfants en bénéficient grandement. J’espère seulement que l’on continuera d’investir ainsi dans ces activités scientifiques que les enfants apprécient tant et qui les inspirent. » [traduction]